L’État-Major Général des Armées guinéennes a publié ce mardi 24 février 2026 un communiqué officiel faisant état d’une incursion de militaires sierra-léonais sur son territoire.
Selon le communiqué signé par le Chef d’État-major Général des Armées guinéennes, le Général de Corps d’Armée Ibrahima Sory Bangoura, les faits se sont déroulés le dimanche 22 février 2026 dans le district de Koudaya, relevant de la sous-préfecture de Sandénia, en préfecture de Faranah .
L’armée guinéenne affirme que « quelques dizaines de militaires sierra-léonais armés ont pénétré sans autorisation sur le territoire guinéen ». La présence étrangère a été constatée à 1,4 kilomètre à l’intérieur de la ligne frontalière, aux coordonnées géographiques précises (9°59’04.9’’N – 11°11’17.6’’W). Sur place, ces éléments avaient installé une tente et hissé leur drapeau national .
Alertées, les Forces armées guinéennes se sont immédiatement déployées dans la zone. « Elles ont constaté la présence d’éléments militaires sierra-léonais et ont réussi à interpeller 16 d’entre eux, tout en saisissant leur matériel », poursuit le communiqué. Les militaires interpellés ainsi que les objets saisis ont été mis à la disposition de la police judiciaire aux fins d’enquête .
Dans son communiqué, l’État-Major Général des Armées a salué « la réactivité et le professionnalisme des unités engagées » et appelé les Forces de Défense et de Sécurité à « renforcer la vigilance » pour assurer la protection de l’intégrité territoriale .
Le ministère insiste sur le fait que « le drapeau national de la Sierra Leone avait été hissé sur un territoire reconnu comme appartenant à la Sierra Leone ». Au cours de l’incident, plusieurs membres de l’équipe de sécurité conjointe, dont un officier, ont été appréhendés et transportés en territoire guinéen, leurs armes et munitions saisies .
Côté guinéen, si le communiqué militaire confirme l’arrestation, il ne fait pas mention des accusations de violation de territoire formulées par la Sierra Leone. La Direction de l’information et des relations publiques des armées avait précédemment qualifié l’incident de « mineur », promettant des clarifications ultérieures .
Cet incident ravive les tensions dans une zone frontalière historiquement sensible, où les limites territoriales ne font pas toujours l’objet d’un consensus. Pour l’heure, les discussions se poursuivent afin d’éviter que cet accroc diplomatique ne dégénère en crise ouverte, a-t-on appris.
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