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Kankan : magistrats, greffiers et acteurs judiciaires en formation pour sécuriser le scrutin du 31 mai

À moins d’un mois des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026, la justice guinéenne met les bouchées doubles pour sécuriser le scrutin du 31 mai. Depuis ce lundi, magistrats, greffiers et acteurs judiciaires de Kankan, Faranah et Conakry participent à un atelier de trois jours consacré à la gestion du contentieux électoral. Objectif : garantir la sincérité du scrutin et prévenir les risques de contestation violente.

C’est le procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, également formateur et porte-parole du groupe des formateurs de la Haute Guinée, qui a donné le ton. Dès son discours d’ouverture, il a rappelé l’enjeu fondamental de ces élections : « Le contentieux électoral est, par essence, un contentieux de souveraineté. Il ne s’agit pas seulement de trancher des différends entre candidats ou électeurs, mais de garantir l’expression authentique de la volonté populaire, socle de la légitimité des institutions républicaines. »

Au-delà de la technique juridique, Fallou Doumbouya a insisté sur le rôle pacificateur d’une justice électorale rodée. Selon lui, une magistrature bien préparée permet de canaliser les frustrations dans un cadre légal et d’éviter tout dérapage sur la voie publique.

Pendant trois jours, les participants passeront au crible les règles de compétence, les délais de recours – souvent très courts en matière électorale – ainsi que les procédures applicables aux litiges. Les travaux s’appuient sur la Constitution, le Code électoral et le Code de procédure civile.

Le directeur régional des élections, Kaba Sidibé, a souligné un point crucial : « La crédibilité des scrutins dépend aussi de la capacité des juridictions à trancher avec rigueur et impartialité les litiges. » Une manière de rappeler que la transparence des urnes ne se limite pas au déroulement du vote, mais se joue également dans les salles d’audience.

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L’initiative a reçu l’appui des autorités locales. Le directeur de cabinet du gouvernorat de Kankan, Almamy Camara, y voit un véritable levier d’apaisement du climat électoral. À trois semaines du double scrutin, cet atelier envoie un signal clair : la Guinée veut aborder ces élections avec une justice préparée, outillée et indépendante.

Alors que les campagnes s’intensifient et que les passions politiques se réveillent, c’est dans le calme de la bibliothèque William que se joue peut-être une partie décisive de la paix électorale. Les magistrats formés à Kankan seront en première ligne pour départager les candidats et garantir que, derrière chaque bulletin, la volonté populaire soit respectée.

Kankan, Mohamed Aly Keita pourSiaminfos.com

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