Mamou : ouverture du procès des trois infirmières accusées d’avoir « abandonné » une femme en instance d’accoucher
Le procès des trois infirmières poursuivies pour non assistance d’une femme en instance d’accouchement, s’est ouvert ce mardi 12 mai 2026 au tribunal de premiere instance de Mamou. Il s’agit de Maningbè KANDE, Maïmouna Djiba SOW et Cécile BALAMOU, toutes sage-femmes, exerçant dans la sous-préfecture de Soyah, préfecture de Mamou. Elles sont poursuivies pour des faits de non-assistance à une femme en instance d’accouchement. Des faits qui remontent dans la nuit du 2 mai 2026, lorsque Mariama Diallo en état de famille avancée, venue pour accoucher au centre de santé de Soyah, a été refoulée par ces professionnelles de santé. Faute d’assistance médicale, elle a fini par accoucher à même le sol à la devanture de cette structure sanitaire. Aussitôt informé, le Parquet du TPI de Mamou s’est saisi du dossier. L’ouverture des enquêtes a conduit à l’interpellation des prevenues. Même si la partie civile a désisté dabs cette affaire, le ministère public a jugé utile de poursuivre les concernées au regard de la gravité des faits.

Interrogé, Maurice Onivogui, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou est revenu sue le déroulement des faits. 《 Tout a commencé le 2 mai dernier. Aussitôt informé , nous avons ouvert une enquête contre ces trois femmes infirmières pour des faits de non assistance d’une femme en etat d’accouchement. À la barre, elles ont reconnu les faits pour lesquelles elles sont poursuivies. La partie civile s’est désistée c’est vrai, mais il est important pour le ministère public de poursuivre cette affaire. Ce qui s’est passé est extrêmement grave. Des infirmières qui abandonnent une femme état d’accouchement dehors. Elle a finalement accouché à 00 h dehors. Ces faits ne peuvent pas rester impunis », a-t-il expliqué.

Poursuivant, Maurice Onivogui est revenu sur les réquisitions du ministère public :《 Les débats ont été menés avec succès et j’ai eu l’honneur de présenter les réquisitions. J’ai requis contre Maimouna Djiba sow et Cécile BALAMOU, deux ans d’emprisonnement dont 23 mois assortis de sursis et 15 millions de francs guinéens d’amende. Contre Maningbè Kanté, j’ai requis deux ans d’emprisonnement assortis de sursis et au payement de 10 millions de francs guinéens. Le message c’est d’inviter les médecins à prendre leurs responsabilités et à mettre en avant la santé avant l’argent », a-t-il conseillé.

L’audience a été finalement renvoyée au 19 mai prochain pour le délibéré.
Labé, Bachir Diallo pour Siaminfos.com
