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Cas des enseignants contractuels: à la rencontre de Cécé Foromo, le seul professeur de français du collège de Koumandou, à Beyla

La saison scolaire 2023 est bouclée avec la publication des résultats du baccalauréat unique mais, les enseignants contractuels ne sont toujours pas entrés en possession de l’intégralité de leurs primes contractuelles des neuf (9) mois de l’année scolaire écoulée.
Rencontré dans la Sous-préfecture de Koumandou, située à une centaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Beyla, Cécé Foromo Félémou, enseignant contractuel d’État nous a accordé un entretien autour de sa situation au terme d’une année scolaire qu’ils (enseignants contractuels) ont assuré avec « brio ».


« La session 2022-2023 a été une session très pénible pour nous par rapport à l’accord avec le gouvernement. Nous remercions d’ailleurs le gouvernement pour ce qui est fait pour qu’il continue à faire ce qu’il a entamé. Comme convenu avec le syndicat pour une prime mensuelle d’un million, je n’ai reçu que trois mois sur les neuf de l’année scolaire, (donc trois millions de francs guinéens pendant toute l’année) », précise ce professeur de français au collège de Koumandou.

Comparativement avec la prise en charge précédemment faite par les communautés, Cécé Foromo préfère bien la dynamisation de l’élan amorcé par l’État envers les enseignants contractuels.
« Certes, la prise en charge de la communauté nous allait droit au cœur avec une somme de 500 000 chaque mois et quelques mesures de graines mais, le gouvernement est plus rassurant même si c’est lent. Puisque ça serait pour toute la carrière professionnelle. »

Comment parviennent-ils à joindre les deux bouts en ce moment étant donné que les espoirs s’amenuisent pour les arriérés de prime de l’année écoulée ? Cécé Foromo Félémou répond.
« Nous sommes là. Nous collaborons aussi avec notre communauté à travers l’association des parents d’élèves et amis de l’école (APEAE) et la mairie. Celles-ci s’investissent pour que nous puissions passer la période de soudure, » ajoute ce père de famille de quatre (4) enfants.

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Pour finir, cet enseignant contractuel lance un appel au gouvernement guinéen.
« Notre appel à l’endroit du gouvernement est que nous soyons engagés maintenant pour que les tralala là finissent entre les communautés et nous, » termine l’unique professeur de français de la 7ème en 10ème année du collège de Koumandou.

 

N’zérékoré, Lanceï Naboun pour Siaminfos.com

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