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Supervision des élections : l’ONASUR-E forme une quarantaine de formateurs superviseurs à Kindia

« Le contrôle et la supervision des opérations électorales au cœur d’une élection consensuelle et apaisée » : c’est sous ce thème qu’un atelier de formation des formateurs superviseurs s’est ouvert ce vendredi 15 mai 2026 à Kindia. Une initiative de l’Observatoire national autonome de supervision des élections (ONASUR-E), qui se déroule sur deux jours, sous la présidence du Dr Sékou Kouressy Condé.

Cet atelier de deux jours réunit une quarantaine de participants dans la cité des agrumes. Il a pour objectif de se pencher méthodiquement sur les mécanismes du processus électoral, la collecte d’informations et les données de supervision électorale, afin de préparer les superviseurs à leur mission. Selon le Dr Sékou Kouressy Condé, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du plan d’action général de supervision des élections de l’ONASUR-E.

« À chaque échéance électorale, notre organe présente un mécanisme d’observation et de supervision. Ici à Kindia, pendant ces deux jours, nous avons réuni les formateurs de formateurs. C’est-à-dire qu’après l’atelier de Kindia, il y aura des ateliers régionaux pour aller vers nos superviseurs territoriaux, les 630 superviseurs nationaux et internationaux, pour, encore une fois, s’assurer qu’ils ont compris les défis auxquels nous sommes confrontés », a-t-il déclaré.

Parmi ces défis, figurent la gestion et le suivi d’un double scrutin, une première dans l’histoire électorale de la République de Guinée, souligne le patron de l’ONASUR-E.

« Nous sommes dans un nouveau système électoral. Pour la première fois en Guinée, on parle du double scrutin. On aurait même pu parler du triple scrutin, puisqu’on évoque le plurinominal. Il y a un changement de mécanisme dans le processus électoral, un changement de données. Cela a semblé difficile à comprendre pour un certain nombre de candidats, et vous l’avez senti. Il y a un nouveau système électoral engendré par un nouvel ordre électoral. C’est-à-dire que les institutions qui encadrent et parrainent le système électoral ont le souci de transparence et de garantie de crédibilité, au premier rang desquelles l’ONASUR-E, dont la mission est de s’assurer que tous les candidats sont traités de la même manière, que tout le processus se déroule dans les meilleures conditions, mais aussi sur la base de la sensibilisation citoyenne », a-t-il expliqué à la presse.

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Pour atteindre les objectifs assignés à cet atelier, trois modules sont à l’ordre du jour, selon le formateur : le contrôle et la supervision des opérations électorales, la supervision et l’observation, et enfin l’utilisation des outils pédagogiques de la supervision. Cette formation revêt une importance capitale en cette période cruciale de la vie politique de notre pays, indique Pathé Dieng, expert de la CEDEAO sur les questions électorales.

« La Guinée traverse une période très importante de son histoire, une période exaltante. Nous devons en finir avec la transition par l’élection des députés à l’Assemblée nationale et des conseillers communaux. Il faudrait donc que cette formation participe à la mise en place d’un dispositif opérationnel qui permettra non seulement aux décideurs d’aujourd’hui et de demain de mettre en place des institutions répondant aux aspirations des populations, mais aussi d’assurer une gouvernance vertueuse pour changer le cours de l’histoire de notre pays », a-t-il précisé.

L’autre volet de cet atelier consiste à outiller les participants de tous les messages de sensibilisation en matière de prévention des conflits électoraux et des violences électorales, surtout en cette période de campagne.

« La violence verbale, la violence physique… Aucune forme de violence n’est dictée par la démocratie ni ne se pratique en démocratie. Aucune école de science politique ou de sociologie politique n’enseigne une méthodologie d’agression violente en période électorale. Une campagne doit être synonyme de débat contradictoire, elle doit être apaisée. Un vote doit être citoyen. Et c’est en cela que nos superviseurs ont la responsabilité de suivre pas à pas, étape par étape, du bureau de vote à la distance qui lie le citoyen à son environnement électoral, pour que le citoyen adopte un comportement citoyen et que l’acteur politique ait un comportement électoral », insiste le Dr Kouressy Condé.

À signaler que le lancement des activités de cette session de formation des formateurs superviseurs a été assuré par le contrôleur général de police, gouverneur de la région de Kindia, le général Mamadou Camara, accompagné d’une forte délégation.

Cheick Fantamadi pour Siaminfos.com

Tel : 621818835

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