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Législatives et communales 2026 : un démarrage timide à Kankan

Les Guinéens étaient appelés aux urnes ce samedi 31 mai 2026 pour élire simultanément leurs députés et leurs maires, dans le cadre des élections législatives et communales organisées sur l’ensemble du territoire national. Mais à Kankan, le scrutin a débuté dans la confusion et avec un retard notable dans plusieurs centres de vote de la commune urbaine.

Des bureaux ouverts tardivement

Dépêchées sur le terrain dès 6 h 40, nos équipes ont constaté qu’à 7 h 50, aucune opération de vote n’avait encore démarré au centre de vote de la Mairie, situé au quartier Gare. Les bureaux Mairie 1 et Mairie 2 étaient à l’arrêt, faute de quorum parmi les membres désignés pour les tenir.

Le tableau n’était guère différent au centre Franco-Arabe Albas, où plusieurs irrégularités ont été relevées : des listes électorales introuvables et des gilets d’identification des agents électoraux manquants. Un agent de bureau, seul sur place depuis 6 heures du matin, a livré un témoignage révélateur « J’ai reçu mon message de confirmation aux environs de 4 heures du matin m’informant que j’étais retenu pour ce bureau. Depuis 6 heures, je suis présent sur le site, mais aucun autre membre du bureau n’est encore arrivé. Je suis seul pour le moment. Certains matériels manquent également. Les électeurs sont présents, mais ils ne peuvent pas encore voter. Nous constatons plusieurs irrégularités. »

Aux alentours de 8 heures, le constat était identique au centre de vote de la Gare : les bureaux Gare 1, Gare 2, Gare 3 et Gare 4 n’avaient enregistré aucun vote.

Une affluence timide, une ambiance calme

Malgré ces dysfonctionnements, l’ordre régnait dans l’ensemble des centres visités. Les forces de sécurité étaient déployées sur les différents sites, tandis que plusieurs bureaux achevaient encore leur installation. La participation semblait cependant limitée, les électeurs présents se heurtant à l’impossibilité de voter.

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Interrogés sur les causes de ces retards, citoyens et agents électoraux ont mis en avant plusieurs facteurs : les conditions météorologiques, un déficit de communication dans l’organisation du scrutin et, surtout, la coïncidence du vote avec la fête de Tabaski.
Mohamed Aly Keita pour Siaminfos.com

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