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Arrestation et séquestration de journalistes : « Un tel traitement ne devait pas être réservé à un journaliste pour l’expression de ce ras-le-bol » 

Dans la matinée du jeudi, 18 janvier 2023, plusieurs journalistes ont été arrêtés puis conduits à la gendarmerie avant d’être libérés tard la nuit. Alors que ces confrères arrêtés étaient en train d’être entendus sur procès verbal, d’autres étaient séquestrés à la maison de la presse pendant plusieurs heures. Des agissements des autorités militaires de la transition qui fâchent plus d’un.

Interrogé ce vendredi par un de nos reporters, Mamadou Kaly Diallo, activiste des droits de l’homme a condamné ces arrestations.

« En tant que défenseur des droits de l’homme, je déplore cette situation. C’est une réaction d’indignation dans la mesure où la liberté d’opinion et la liberté d’expression sont des libertés garanties par la charte, mais aussi par la déclaration universelle des droits de l’homme. C’est sur ces fondements que les journalistes étaient en train de demander la levée du brouillage des ondes qui porte atteinte à ces médias mais aussi à l’accès à l’information.

À mon avis, un tel traitement ne devait pas être réservé à un journaliste pour l’expression de ce ras-le-bol », s’indigne l’activiste des droits de l’homme, qui dit que ces agissements des autorités font une mauvaise publicité de notre pays.

« J’appelle les autorités à privilégier le respect des libertés publiques et le respect des droits de l’homme parce qu’ils constituent le fondement de la paix, de la liberté, de la justice et du progrès économique et social de toute nation et de privilégier le dialogue et la concertation. Moi, je pense que si les autorités avaient pris l’initiative d’un dialogue avec le syndicat, on n’allait pas assister à la manifestation d’hier avec ses conséquences qui ne devaient pas arriver. Parce qu’on ne parle aujourd’hui que de la séquestration de ces journalistes et voyez vous l’image que cela va produire », déplore notre interlocuteur avant de lancer un appel au président de la transition.

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« J’appelle le président de la transition à faire une déclaration solennelle sur le respect des droits de l’homme, des libertés publiques. Cela pourrait avoir une incidence positive dans leur respect parce qu’en réalité, la Guinée souffre du non respect de la liberté d’opinion et d’expression », dit-il.

 

Ibrahima CAMARA pour siaminfos.com

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