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Interdiction de sortie du territoire de 34 DAAF : « C’est un réveil un peu tardif de la part des autorités », estime Oumar Kana Diallo

Les directeurs des affaires administratives et financières (DAAF) des départements ministériels ainsi que ceux de la Présidence et de la Primature et certaines institutions républicaines, font l’objet d’une enquête judiciaire et sont interdits de quitter le pays par la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières. Interrogé sur la question, le président de l’Association guinéenne pour la transparence a estimé que c’est un réveil « tardif » de la part des autorités de la transition.

Par ailleurs, Oumar Kana Diallo parle des inquiétudes par rapport au respect des droits de l’homme qui, selon lui, sont ignorés par la CRIEF : « Au niveau de l’Association guinéenne pour la transparence, nous disions que c’est un réveil un peu tardif de la part des autorités parce que vous n’êtes pas sans savoir qu’aujourd’hui nous vivons une situation très difficile et que nous sommes à un niveau où on se demande est-ce que tous les changements promis par les nouvelles autorités sont en phase d’être effectués ? Parce que franchement, les choses n’ont pas changé. À l’allure où vont les choses, nous sommes en train de retomber sur les pratiques du passé et les mesures entreprises dans la promotion de la bonne gouvernance, notamment la moralisation de la chose publique pour le moment n’ont pas donné les résultats escomptés en termes d’amélioration du climat d’affaire en général et des conditions de vie des citoyens en particulier », a-t-il indiqué avant de poursuivre :

« Il fallait tout d’abord commencer par faire l’audit des mécanismes et outils qui sont mis en place par rapport à la lutte contre la corruption, à la promotion de la bonne gouvernance. Si vous voyez aujourd’hui que nous sommes en train d’interdire à un certain nombre de dirigeants de la fonction publique de sortir du pays, c’est parce que quelque part il y a des secteurs qui ne fonctionnent pas comme ça se doit. Je veux parler des inspections sectorielles, des organes de contrôle sectoriels au niveau des départements ministériels, de la Primature et à la Présidence. C’est ce qui nous amène aujourd’hui à voir d’une manière globale que ça ne fonctionne pas. Les mesures mises en place, les outils et les mécanismes entrepris ne sont pas en train de donner les résultats escomptés et que ces outils ne sont pas efficaces. C’est ce qui nous amène à constater qu’il y a vraiment des manquements au niveau de l’appareil étatique », a-t-il précisé avant de conclure :

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« Nous avons des inquiétudes parce que nous avons une mauvaise expérience liée au travail de la CRIEF par rapport à un certain nombre de personnalités publiques qui sont incarcérées près de deux ans, jusque-là maintenant on tarde à avoir des preuves. Donc, ce sont les mêmes inquiétudes que nous avons. Nous voudrions bien qu’il y ait des enquêtes sérieuses. Que les procédures soient enclenchées au niveau de l’appareil judiciaire pour que toutes les opérations suspectes, que les responsabilités soient situées et que la procédure judiciaire puisse précéder tout ce qu’on est en train de faire aujourd’hui parce que la lutte contre la corruption prend en compte le respect des droits de l’homme », a-t-il confié à nos confrères de la radio nationale.

 

Ibrahima CAMARA pour siaminfos.com

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