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JI de la liberté de la presse à Kindia : des journalistes parlent des difficultés d’accès à l’information auprès des autorités 

Dans le cadre de la Journée internationale de la liberté de la presse célébrée ce 3 mai dans notre pays, notre rédaction s’est intéressée aux difficultés que rencontrent les hommes de médias dans la préfecture de Kindia, dans l’accès à l’information surtout auprès des services déconcentrés de l’État. Ils sont nombreux ces journalistes de Kindia qui dennoncent les attitudes peu orthodoxes de certaines autorités de la ville.

La présence de ces hommes de médias dans leurs services est souvent mal perçue par certains responsables, selon Joseph Bangoura, journaliste à Espace Kania.

« Le monde des médias est aujourd’hui miné par assez de difficultés que nous cherchons à surmonter chaque fois pour que nous puissions exercer notre métier que nous aimons tant. Au niveau des services étatiques, c’est là que nous rencontrons pas mal de difficultés dans l’obtention de l’information. Parce que quand tu viens, tu as une information qui peut être au début une rumeur et tu veux vérifier mais du coup, comme ça concerne sa direction ou son service, son département pour camoufler la vérité, on te voit comme une menace. Du coup, il est réticent. Et pourtant, nous devons équilibrer l’information. Nous devons chercher la bonne information et surtout vérifier, en restant dans le cadre de l’éthique et de la déontologie de notre métier.

Mais, ce sont les autorités qui ne travaillent pas dans les règles de l’art, qui ne veulent pas sentir les journalistes. Ici, dans certains services, si vous voulez des informations, on peut vous programmer à plusieurs reprises sans succès. Après tout, on vous créé de faux problèmes pourtant vous avez votre ordre de mission ou carte professionnelle dignement Signée par la HAC . Il ya de ces services à Kindia, si vous partez pour des informations, on vous dit d’aller jusqu’à Conakry », a-t-il indiqué.

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Au-delà de cette réticence des autorités à faciliter l’accès à l’information, des journalistes sont souvent victimes d’exactions de la part des forces de l’ordre. En 2022 par exemple, plusieurs journalistes ont été battus ou intimidés par des agents en uniforme, ajoute Joseph Bangoura.

« Effectivement, nous sommes souvent victimes de violences physiques ou morales comme ce qui s’est passé avec moi au tribunal de première instance de Kindia. Comme Mohamed Mbemba Condé, comme Amadou Batouala et plusieurs autres qui ont a été battus, tout simplement parce que nous sommes venus recueillir des informations pour servir les auditeurs », ajoute-t-il.

Chez les femmes journalistes, c’est le même son de cloche. Elles se disent minimisées souvent et sous estimées par certaines autorités.

« Très souvent, quand on est sur le terrain, on nous minimise, on pense que nous n’avons pas de niveau. Tu ne peux pas poser des questions, c’est les idées que se font des autorités. Tout cela, c’est une manière de sous estimer la couche féminine , alors que cette couche a beaucoup apporté à la presse guinéenne. Mais moi, j’invite les autres femmes à ne pas lâcher prise, d’aller jusqu’au bout à la recherche de l’information »,a martelé Makoura koulibaly, une autre journaliste interrogée par notre correspondant.

Cette année, la célébration de cette journée n’a pas connu d’engouement dans la cité des agrumes. Des festivités n’ont pas été organisées à cet effet mais, les hommes de médias ont bien saisi l’opportunité pour dénoncer les maux dont ils souffrent.

Kindia, Sam Diallo pour siaminfos.com

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