Ley Miro (Pita) : un maître coranique tue sa femme et une fillette de 7 ans à l’aide d’un fusil de chasse
Le calme du village de Mangol, dans le district de Djounkoun (commune rurale de Ley Miro), a été brutalement rompu ce samedi 20 juin 2026. Un homme d’une trentaine d’années, identifié comme Mamadou Aliou Sall, maître coranique et père de trois enfants, a ouvert le feu avec un fusil de chasse, ôtant la vie à son épouse et à une jeune voisine âgée de 7 ans. Les circonstances exactes de ce drame restent, à ce stade, encore floues.
Selon les premières informations recueillies sur place, le drame s’est produit en début d’après-midi, semant la consternation dans ce secteur rural paisible. Les victimes sont Oumou Salamata Sall, l’épouse du suspect, et la petite Mariama Sadio Sall, une fillette d’environ 7 ans, voisine de la famille.
Joint par téléphone, Elhadj Boubacar Bah, président du district de Djounkoun, a livré un récit précis des événements et de l’émotion qui règne depuis lors.
« C’est hier dans l’après-midi qu’une délégation s’est rendue chez moi pour m’informer qu’un jeune homme avait ôté la vie à sa femme ainsi qu’à une autre fille de ses voisins. Je me suis immédiatement rendu sur les lieux et j’ai pu constater l’horreur de la scène. J’en ai aussitôt référé à mes supérieurs de la sous-préfecture. Heureusement, les jeunes du village ont réussi à maîtriser l’auteur présumé avant qu’il ne soit remis aux autorités. Il a d’abord été conduit au centre de santé de Ley Miro, puis transféré à la préfecture de Pita. »
Le président du district a également précisé que Mamadou Aliou Sall était marié et père de trois enfants. Sa défunte épouse allaitait des jumeaux au moment du drame, ce qui rend la situation familiale encore plus tragique.
Sur le plan sécuritaire, la tension reste vive dans la localité. Les proches des victimes et certains jeunes, sous le choc, ont manifesté leur colère et ont même tenté de s’en prendre au suspect. « Au moment où vous m’appelez, je me trouve encore dans la famille en deuil. Les jeunes étaient très remontés contre lui et voulaient en découdre. Nous gérons cette tension petit à petit, avec l’aide des notables et des autorités locales », a confié Elhadj Boubacar Bah.
Dans la soirée, les autorités administratives ont autorisé la restitution des corps aux familles pour permettre une inhumation rapide, conformément aux rites musulmans. « On ne pouvait pas garder les corps plus longtemps. Ils ont été inhumés hier au cimetière de Djounkoun », a-t-il ajouté.
L’enquête, ouverte par les services de la préfecture de Pita, devra déterminer les motifs précis de ce passage à l’acte. En attendant, les habitants de Ley Miro restent sous le choc, endeuillés par la perte de deux vies, dont celle d’une enfant de 7 ans, victime innocente d’une tragédie qui interroge sur les fragilités humaines et les dérives possibles.
Labé, Bachir Diallo pour siaminfos.com
