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Menaces du président Tinubu vis-à-vis des putschistes : « C’est par cela qu’il peut affirmer son leadership personnel et celui du Nigeria », indique Bah Oury

Le nouveau président de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), n’est pas passé par le dos de la cuillère pour afficher son opposition farouche vis-à-vis des coups d’État dans la région. Si de nombreux observateurs saluent déjà l’élan pris par Bola Tinubu, le président de l’Union des démocrates pour la renaissance de la Guinée (UDRG) estime que le discours de fermeté de ce dernier est tout à fait compréhensible.

Bah Oury laisse entendre que le président du Nigeria s’est inscrit dans une logique d’affirmer son leadership et celui de son pays : « Les anglophones sont beaucoup plus pragmatiques que les francophones. De ce fait, M. Tinubu va être pragmatique, il va prendre les questions non pas sur le plan sentimental pour avoir une attitude partisane mais surtout avoir une logique de la stabilisation institutionnelle de l’espace CEDEAO c’est par cela qu’il peut affirmer son leadership personnel et celui du Nigeria. Donc, je pense qu’ils feront preuve de raison et de responsabilité, ils ne vont pas entrer dans la raison conflictuelle au gré de certains intérêts qui n’ont rien à avoir avec les intérêts des États eux-mêmes. En ce qui concerne notre pays, c’est l’appui nécessaire, l’accompagnement politique et financier, pas au niveau de la CEDEAO et qu’elle contribue à la mobilisation de l’ensemble des partenaires internationaux pour permettre à la transition guinéenne de dérouler son programme comme convenu », a-t-il martelé avant de poursuivre :

« Donc, de ce point de vue, il n’y a pas de problème. Là où il y a de problème, c’est par rapport au Mali et au Burkina Faso. Ce sont des pays aujourd’hui qui sont au-delà de la question de la transition dans un contexte sécuritaire préoccupant (…) En ce qui concerne notre pays, la CEDEAO a une part de respect dans le laxisme qu’elle a adopté vis-à-vis des changements anti constitutionnels pour conserver ou confisquer le pouvoir. Cela a malheureusement abouti à la situation qui a conduit au 5 septembre 2021. Et le 5 septembre 2021 est une réponse à une situation où la CEDEAO a été très complaisante vis-à-vis du régime précédent. Donc, heureusement, en Guinée, nous faisons preuve de beaucoup plus de pragmatisme parce que nous avons une longue histoire politique », a-t-il déclaré sur les antennes de FIM FM.

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Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

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