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Procès du 28 septembre : la demande de requalification des faits en crime contre l’humanité saluée par l’OGDH 

Pendant l’audience du lundi, 04 mars dernier dans le procès du massacre du 28 septembre 2009, le parquet du tribunal criminel de Dixinn devant lequel est jugé ce dossier avait introduit une requête aux fins de requalification de ces faits en crime contre l’humanité. Et depuis, des réactions surgissent de partout pour commenter cette actualité.

Au sein de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme et du citoyen (OGDH), cette démande du parquet est bien accueillie, dans la mesure où elle permettra de sanctionner les auteurs de ce bain de sang à la hauteur de leurs forfaitures.

« Sur le principe, c’est quelque chose qui est légal. Cette requalification peut être demandée à tout moment de la procédure tant qu’on n’a pas commencé les réquisitions et les plaidoiries. Pour nous, c’est une très bonne chose que cela soit demandé par le parquet, parce que dans la mesure où le rapport d’enquête de la commission d’enquête des Nations-Unies a dans ses conclusions estimé que les crimes qui ont été commis au stade pouvaient rentrer sous le coup de qualification de crime contre l’humanité », a rappelé Alseny Sall, chargé de communication de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme et du citoyen avant de poursuivre:

« Si on retient cette requalification de crime contre l’humanité, la cour pénale internationale va s’intéresser davantage et va continuer à accompagner l’État guinéen. Parce que comme vous le savez, le statut de Rome oblige d’abord l’État partie dans lequel les crimes ont été commis de juger. Aujourd’hui, la Guinée est capable aussi de juger. Ce tribunal est en train de le faire. L’intérêt de cela, ça serait une première en Guinée qu’on juge un tel crime de masse. Et, c’est important pour la jurisprudence de la justice pénale internationale », dit-il.

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Ibrahima CAMARA pour Siaminfos.com

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