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Recrutement dans l’armée à Kindia : 102 jeunes « éjectés » du groupe après un mois de formation (témoignages)

Le recrutement dans l’armée continue de créer des polémiques à Kindia. 102 jeunes auraient été expulsés dans l’après-midi de ce lundi, 5 juin 2023, après un mois de formation. Les victimes accusent les responsables du Camp Kemé Bourama de corruption. Selon eux , les responsables du C I veulent les faire remplacer par d’autres mais pour trouver un prétexte, ils les accusent d’être malades. Choses que les victimes ont du mal à accepter, car ils disent avoir effectué des visites et contre visite avant de commencer la formation.

Ayant requis l’anonymat, l’une des victimes se dit désemparée : « La où on est comme ça, on n’est déçus, par ce qu’on a été retenus dans le recrutement général. Avant de venir, nous avons fait la visite et contre visite, et arrivés au camp, ils ont dit qu’on doit faire encore la visite. On a commencé la formation mais nous, on a eu un cas très difficile parce que la formation n’est pas facile. On a fait 1 mois et 1 jour de formation. Aujourd’hui, on était en manœuvre, on nous a appelés sous la pluie. On a entendu: tout le monde dehors! Ils sont venus avec une liste. Ils ont appelé 102 personnes. Nous, on croyait que c’était l’affectation ou bien c’est les matricules qui sont venus. Ils nous ont demandé d’aller au lieu de rassemblement », a-t-il fait savoir avant de poursuivre :

« En partant maintenant, j’ai entendu bonne chance pour vous et ceux qui sont restés bonne suite. C’est là qu’on a commencé à se poser des questions. On nous a demandé de libérer la cour mais quand on demande un caporal ou un sergent, ils disent qu’ils ne comprennent rien. C’est après une heure d’attente au lieu de rassemblement qu’un docteur a pris la liste pour nous dire que la liste est sortie hier, que les 102 là ne sont pas aptes. Qu’on a hernie et hépatite. Mais nous nous disons que c’est faux, ils veulent seulement nous faire remplacer par d’autres », a-t-il dénoncé.

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Cette autre victime qui, a son tour, a préféré s’exprimer sous couvert d’anonymat, explique : « Depuis le 04 mai, on est là, on a même fini la quarantaine et si tu entends l’armée c’est la quarantaine. Nous tous ce qu’on attendait c’est les matricules. On pensait même qu’on partait en congé. Mais c’est pas le cas. La vérité est qu’ils veulent nous faire remplacer par d’autres parce que chaque fois il y a des gens qui viennent s’ajouter à nous. J’ai même appris qu’il y a des gens qui sont en attente à 36. C’est des recommandés. Même quand on est sortis. Comme nos parents sont pauvres, on n’a pas le choix , on va quitter », a-t-il déploré.

Pour équilibrer l’information, nous avons tenté de joindre les responsables du camp Kemé Bourama, mais sans succès.

 

Kindia, Sam Diallo pour siaminfos.com

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