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Santé/Projet C19RM: COPAJEAF-GUINEE outille les acteurs communautaires de Dixinn sur la mise en place des AGR, en vue de réduire l’impact du COVID-19

Dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre du « Projet de mobilisation communautaire de la subvention C19RM », l’ONG Conseil Promotionnel pour l’Action des Jeunes en Afrique (COPAJEAF-GUINEE) a lancé ce mardi, 14 novembre 2023, un atelier de formation allant dans le sens de l’appui à la mise en place des associations ou de regroupement des organisations (populations clés, OSC et tradipraticiens) pour le développement des Activités Génératrices de Revenus (AGR), en vue de réduire l’impact du COVID-19 en faveur des acteurs communautaires de Dixinn. La cérémonie de lancement a eu lieu dans la salle de formation de l’Académie nationale olympique de Guinée.

L’objectif de cette activité phare du « Projet de mobilisation communautaire de la subvention C19RM » est de renforcer les capacités de 25 acteurs communautaires (populations clés, OSC et tradipraticiens) sur le développement des AGR, en vue de réduire l’impact du COVID-19.

Comme objectifs spécifiques, c’est de renforcer les capacités de 25 acteurs communautaires (populations clés, OSC et tradipraticiens) sur le développement des AGR en vue de réduire l’impact du COVID-19 et du paludisme; inciter les acteurs communautaires (populations clés, OSC et tradipraticiens) à entreprendre des activités génératrices de revenus; inciter les acteurs communautaires (populations clés, OSC et tradipraticiens) à adopter un comportement responsable et durable vis-à-vis du Paludisme et du Covid-19; mettre à la disposition des acteurs communautaires un modèle de canevas d’élaboration d’une Activité Génératrice de Revenu.

Saran Keïta, Directrice exécutive de l’ONG COPAJEAF Guinée explique le bien-fondé de cette activité à l’endroit de ces personnes à risque.

« Vous savez quand on parle des populations clés, ce sont des personnes dont on a tendance à oublier plus souvent en ce qui concerne le paludisme. Ce sont des personnes atteintes de l’hypertension et du diabète. Donc l’objectif, c’est de discuter avec eux pour les faire comprendre qu’ils ne sont pas oubliés. Que ce soit les bailleurs et nous qui sommes chargés de la mise en œuvre du projet, nous sommes là pour discuter avec eux concernant le paludisme, puisque le paludisme a beaucoup plus d’effets sur ces personnes-là que d’autres personnes qui ne sont pas atteintes par ces maladies », a-t-il laissé entendre.

Dr Denka Camara, chargé de la lutte anti-vectorielle du Programme national de lutte contre le paludisme, un des partenaires dans la mise en œuvre de ce projet se dit satisfait des activités réalisées par COPAJEAF avant de faire savoir que la gratuité des médicaments contre le paludisme ne concerne pas les médicaments connexes.

« Mes sentiments sont vraiment les meilleurs pour cette ONG, en ce sens que depuis qu’elle a commencé à mener ses activités, elle fait remonter des données vraiment très satisfaisantes par rapport à la feuille de route qui lui a été assignée. Au Programme national de lutte contre le paludisme, nous accompagnons cette ONG dans la mise en œuvre des activités du projet, notamment dans la sensibilisation contre le paludisme, parce que le paludisme est la première cause de mortalité, de morbidité dans toutes les formations sanitaires. Le Programme a mis à disposition à l’échelle du pays les médicaments antipaludiques de façon gratuite. Mais avec la population, il faut sensibiliser parce qu’il y a d’autres médicaments qui accompagnent ces médicaments antipaludiques. Comme la gratuité a été prononcée, pour la population, c’est tous les médicaments qui sont gratuits alors qu’il y a des médicaments qui accompagnent ces antipaludiques qui ne sont pas gratuits », a dit le représentant du PNLP dans cette rencontre.

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Après avoir apprécié l’initiative de l’ONG COPAJEAF, Dr Oularé Néné, chargée d’études à la Direction nationale de la santé communautaire et de la médecine traditionnelle du ministère de la santé plaide pour l’accessibilité des soins aux communautés qui sont parfois très démunies.

« Ces populations clés sont généralement des gens qui sont victimes des maladies comme l’hypertension, le diabète… Et nous savons qu’actuellement l’hypertension et le diabète sont devenus des maladies très récurrentes dans la communauté et le coût de leurs prises en charge est très élevé. Donc, nous prions surtout les autorités, le gouvernement du Dr Bernard Goumou et le Président, le Colonel Mamadi Doumbouya de nous aider à ce que la communauté ait accès à ces soins, parce que les soins sont très chers et les communautés à la base sont très pauvres. C’est vrai que l’État fait beaucoup d’efforts par rapport à la gratuité des médicaments, mais tel n’est pas le cas à nos jours et nous souhaitons qu’il y ait encore plus d’efforts pour qu’il y ait des soins favorables à nos communautés », a-t-elle plaidé.

Mme Diawara Nialemba, membre de l’association des diabétiques et bénéficiaire de ce renforcement de capacités pour la mise en place des AGR remercie l’ONG COPAJEAF-GUINEE pour ses efforts allant dans le sens de l’accompagnement de ces personnes en situation de maladies chroniques.

« Il y a de cela deux ans que j’ai eu cette pathologie. Je vis bien avec, malgré quand même que le coût de la prise en charge est un peu élevé parce que les médicaments coûtent chers. Il y a d’autres traitements qui sont dans notre pays qui sont gratuits, mais le diabète ne l’est pas. Et le traitement, c’est presqu’un traitement à vie, il faut prendre en fonction des complications. Il y a de ces traitements qui coûtent près de 300 mille par mois. Donc, ce n’est pas vraiment tous les diabétiques qui peuvent supporter ce coût. Donc, que l’ONG COPAJEAF accompagne les associations de ces pathologies chroniques, vraiment c’est une très bonne chose pour nous. On ne fera que vraiment les remercier », a-t-elle martelé.

A noter que cet atelier de formation qui durera deux jours a regroupé près de 30 personnes et sera facilité par deux facilitateurs. A l’issue de ces deux jours, l’ONG COPAJEAF-GUINEE et ses partenaires attendent que les capacités de ces acteurs communautaires (populations clés, OSC et tradipraticiens) sont renforcées sur le développement des AGR en vue de réduire l’impact de la COVID-19 et du paludisme; que les acteurs communautaires (populations clés, OSC et tradipraticiens) sont incités à entreprendre des activités génératrices de revenus; que les acteurs communautaires (populations clés, OSC er tradipraticiens) sont incités à adopter un comportement responsable et durable vis-à-vis du Paludisme et de la Covid-19; qu’un modèle de canevas d’élaboration d’une Activité Génératrice de Revenu est mis à la disposition des participants.

 

Abdourahmane Pilimini Diallo pour siaminfos.com

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