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CNT: les conseillers adoptent une convention de co-développement relative au projet Simandou

Une session plénière a mobilisé ce samedi, 03 janvier, 2024, les conseillers nationaux à l’hémicycle du palais du peuple. L’objectif était de procéder à l’examen et à l’adoption des textes de lois d’autorisation de ratification de la Convention de Co-développement de la Compagnie du Transguinéen et des Ajustements aux Conventions minières bipartites de Winning Consortium Simandou (WCS) et Simfer SA. C’est une initiative du ministère des mines et de la géologie.

Au cours de cette session plénière, il a été rappelé que le projet Simandou est de nos jours, le plus grand gisement de minerai de fer de haute qualité inexploité au monde, et que son exploitation a été une priorité pour tous les gouvernements qui se sont succédés depuis l’indéndance de la République de Guinée. En effet, avec l’avènement du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), le 05 septembre 2021, le projet a été redimensionné pour une prise en compte effective des intérêts de l’État guinéen dans une approche de partenariat qui se veut gagnant-gagnant. Cette approche intègre à la fois le co-développement des infrastructures du projet Simandou et la nécessité de la mise en œuvre d’une politique de contenu local fiable. Selon le rapporteur du jour : <<Le projet intégré du Simandou comprend quatre composantes à savoir :

1. deux gisements de minerai de fer développés par Winning Consortium Simandou (blocs 1&2) et Rio Tinto/ Simfer (blocs 3&4) ;

2. une aciérie de 500.000 tonnes par an et une usine de pellet de 2 millions de tonnes par an, un chemin de fer à double voie reliant les mines situées dans les préfectures de Beyla et de Kérouané au port ;

4. un port situé à Moribaya dans la préfecture de Forécariah.

D’après le même rapport présenté par l’honorable Mory Dounoh, cette convention de Co-développement comprend plusieurs annexes, notamment :

<<1- Le Régime d’Accès des Tiers et Convention Multi-Utilisateurs et Multi-Usagers ;

2- Les Principes Tarifaires applicables au Régime d’Accès des Tiers et au transport de passagers et de marchandises ;

3- Le Régime Fiscal et Douanier>>, a-t-il rapporté.

Il faut également noter que la réalisation de ce projet se fera en trois (3) grandes phases poursuit le rapporteur du jour.

<<I- PHASE DE CONSTRUCTION :

Les infrastructures ferroviaires et portuaires seront financées et réalisées par les sociétés de projet WCS et de Simfer. Toutefois, à la fin de la construction, ces infrastructures seront transférées sans condition aucune à la CTG.

Ainsi, WCS réalisera la ligne ferroviaire qui reliera sa mine à la ligne ferroviaire principale et à son quai portuaire à Moribaya. Simfer réalisera également la ligne de connexion de sa mine vers la ligne de raccordement (entre

Beyla et Kérouané) et son quai portuaire pour une distance d’environ 70 km. La voie principale du chemin de fer à construire sera une double voie avec une distance d’environ

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657 km au total et reliera les mines du Simandou Sud et Simandou Nord au port de Moribaya. Sur la base du chronogramme convenu avec les partenaires industriels, la phase de construction du projet devrait s’achever en décembre 2025.

II- PHASE D’EXPLOITATION

Les mines de Simfer et de WCS doivent impérativement atteindre la date de première production commerciale à compter de la « date de commencement du tarif ».

Elles devront atteindre leurs pleines capacités de production de 120 millions de tonnes par an (Mtpa), soit 60 millions pour WCS et 60 millions de tonnes pour Simfer (pour la première phase). Ensuite, la capacité de production de Simfer passera de 60 à 100 millions de tonnes par an, soit une production globale de 160 millions de tonnes pour l’ensemble des quatre (4) blocs du Simandou.

Le passage de 120 à 160 millions de tonnes nécessitera une capacité portuaire supplémentaire, ce qui justifierait la construction en eau profonde d’un port sur les côtes maritimes guinéennes et la réalisation des études de faisabilité de l’extension du quai portuaire de Moribaya.

III- PHASE DE CONSTRUCTION D’UNE ACIERIE OU D’UNE USINE DE PELLET

Dans la Convention initiale de WCS et sous réserve de la réalisation d’une étude de faisabilité positive, WCS s’engage en partenariat avec des opérateurs de renommée internationale, à partir de la date du 1er janvier 2036, à construire une aciérie avec une capacité annuelle de production de 500.000 tonnes par an. Il faut préciser que dans la Convention de co-développement (CDA- Co-développement Agreement), l’obligation a été élargie à Simfer. Les deux sociétés doivent, dans les deux ans à compter de l’entrée en vigueur de la Convention de Co-développement, réaliser une étude de faisabilité pour la construction d’une aciérie d’une capacité de 500.000 tonnes d’acier par an ou d’une usine de pellet d’une capacité de 2 millions de tonnes par an>>, a-t-on appris dans la présentation faite par l’honorable Mory Dounoh.

Les avantages macroéconomiques de ce projet sont énormes persiste le rapporteur. Sur le plan de l’employabilité, << le projet emploie actuellement environ 11.000 Guinéens et Guinéennes. Le multiplicateur exact des dépenses permettant de définir le niveau d’emploi n’est pas connu, mais l’utilisation de comparables suggère un impact indirect de près de 85.000 employés en 2023 (emplois directs, indirects et induits), et jusqu’à 120 000 emplois entre 2024 et 2025>>, a-t-il laissé entendre.

Convaincu de tous ces facteurs, les conseillers nationaux ont adopté à l’unanimité cette convention de co-développement en la présence de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que ceux du CNRD.

 

Cheick Fantamadi pour Siaminfos.com

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