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Siguiri : L’or ou la mort, huit mineurs perdent la vie à Bouré Boukaria

La terre a de nouveau tremblé à Siguiri, emportant avec elle des vies brisées par la quête du précieux métal. Le mardi 7 avril 2026, le district de Bouré Boukaria, situé dans la sous-préfecture de Kintinian, préfecture de Siguiri a été le théâtre d’un éboulement meurtrier sur le site artisanal de « Fadarö ». Le bilan provisoire fait état de huit morts et quatre blessés.
Une opération de secours contre la montre.

Dès l’effondrement brutal de la galerie, un élan de solidarité s’est organisé. Les volontaires de la Croix-Rouge, épaulés par les responsables coutumiers des sites miniers, ont lutté contre l’instabilité du terrain pour extraire les victimes des décombres.

• Sept corps ont été récupérés entre mardi et mercredi.
• Un huitième corps est toujours prisonnier des gravats, son extraction étant imminente.
• Quatre blessés ont été évacués vers les centres de santé locaux.

L’enfance sacrifiée sous les décombres

Au-delà du bilan chiffré, l’émotion est d’autant plus vive qu’un jeune garçon mineur figure parmi les défunts. Ce décès tragique relance le débat brûlant sur le travail des enfants dans les mines. Malgré les interdits, la précarité économique continue de pousser les plus vulnérables dans les profondeurs de galeries dépourvues de tout dispositif de sécurité.
Le prix du silence et de l’inaction

Ce drame n’est malheureusement pas un cas isolé. À Siguiri, l’orpaillage artisanal reste une activité à haut risque où la survie quotidienne l’emporte souvent sur la prudence.
« Ce ne sont pas seulement des corps qui ont été ensevelis, mais aussi une nouvelle preuve de l’urgence d’encadrer ce secteur. »

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Les défis majeurs :

• L’absence de contrôle efficace sur les sites connus.
• Le manque d’alternatives économiques pour les populations locales.
• La précarité des infrastructures d’extraction.

Alors que les familles pleurent leurs morts, enterrés dans la consternation la plus totale, la question demeure : combien de drames faudra-t-il encore pour que la sécurité des mineurs devienne une priorité absolue ?

Mohamed Aly Keita pour Siaminfos.com

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