Les tisserands évoluant dans la commune rurale de Parawol, préfecture de Lelouma sont confrontés à des difficultés majeures. Ils sont entre absence d’un local et la cherté du matériel qu’ils utilisent dans la confection des tissus traditionnels communément appelé » Leppi ». De passage dans cette commune rurale de la préfecture de Lelouma, notre correspondant a interrogé Samba Kanté, un responsable local des tisserands. C’est en 1980 qu’il a appris ce métier à Conakry.

Depuis lors, cela lui permet de subvenir à ses besoins et aux charges quotidiennes de sa famille. 《Mon père etait forgeron et il a un jour effectué un déplacement sur Conakry et c’est là-bas qu’il a vu des tisserands évoluer dans ce métier. Il m’a envoyé finalement en 1980 dans le but d’apprendre et depuis je peux remercier Dieu. C’est à travers ce métier que je gère ma famille et mes besoins. Là où vous m’avez trouvé , je confectionne avec mes amis des pagnes que nous appelons Leppi. Une fois finis, nous nous rendons à Pita pour revendre. Ensuite, nous achetons du fil à Pita où nous prenons à crédit pour éviter une rupture. Nous revendons par exemple les trois pagnes à 150 000 GN voir 160 000 GNF », a-t-il expliqué.

Toutefois, à défaut d’un lieu approprié pour la confection de ces tissus, ces tisserands de Parawol sont contraints d’utiliser le hangar du marché. 《 Nous sommes actuellement sous le hangar du marché. C’est vrai c’est pas notre place et je reconnais que nous baffouons. Le lundi par exemple, c’est le marché hebdomadaire et nous ne pourrons pas travailler demain. C’est pourquoi je lance un appel aux autorités et aux bonnes volontés pour nous aider à avoir un hangar ou une place. Sinon, nous ne pourrons même pas travailler en saison pluvieuse. Nous n’avons pas de moyens pour acheter du fil et nous permettre de produire une importante quantité. A Parawol, nous sommes plus de 100 tisserands et nous n’avons pas un lieu idéal pour travailler », a-t-il fait cas.

Labé Bachir Diallo pour Siaminfos.com
