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Abdoul Sacko sur l’arrêt des manifestations: «Nous n’avons pas d’armes comme les forces spéciales»

Deux ans après la prise du pouvoir par le CNRD, de nombreux Guinéens se disent déçus de la façon dont la transition est conduite par le Colonel Mamadi Doumbouya et ses hommes. Parmi ces Guinéens, figure Abdoul Sacko, coordinateur du Forum des Forces Sociales.

Invité de l’assemblée générale Fouti-lafidi ce dimanche, 3 décembre 2023, Abdoul Sacko a saisi l’opportunité pour dénoncer l’instrumentalisation de la justice, mais aussi la restriction des libertés des citoyens. Une situation face à laquelle, les Forces Sociales de Guinée semblent pour le moment impuissantes, dit-il.

« La charte de la transition nous dit lorsque nous ne sommes pas compris, nous avons la possibilité de manifester, mais les manifestations sont interdites. La question peut se poser, pourquoi nous ne manifestons plus ? À chaque fois que y a manifestation, un Guinéen tombe. Le phénomène devient inquiétant, c’est pourquoi nous avons replié, pour revoir comment les vies peuvent être préservées, en usant de ce droit de manifester. Nous n’avons pas d’armes comme les forces spéciales. Ce qu’on peut, c’est de dénoncer et de conseiller », indique Abdoul Sacko avant de lancer un appel à l’ensemble des Guinéens:

« L’appel que je lance aux Guinéens, que chacun se batte en sa manière conformément aux lois et conventions pour qu’on n’ait pas une minute de plus sur les 24 mois indiqués. C’est un souhait que j’exprime, connaissant tous les risques sécuritaires, économiques, sociaux et politiques qui guettent le pays pendant cette transition. Battons nous pour sortir de la transition au bout de la durée indiquée », indique le coordinateur des Forces Sociales de Guinée, qui dit à haute voix que le CNRD a trahi le peuple de Guinée.

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« Vous nous avez trahi, vous avez le temps de revenir sur les pas. Sortez nous de cette situation, en donnant l’occasion au peuple de Guinée de choisir librement les hommes et les femmes qui sont censés parler et agir à son nom », dit-il.

 

Ibrahima CAMARA pour siaminfos.com

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