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Boké: immersion à l’école primaire de Kolaboui centre où presque tout est à refaire

A Kolaboui comme c’est le cas dans la plupart des établissements publics de la préfecture, les écoles se trouvent dans un état piteux. Des murs lézardés, des tables-bancs éparpillés par-ci par-là, portes et fenêtres dégarnies, c’est la triste image que présente l’école primaire de Kolaboui centre. Et, c’est dans cet environnement jugé peu honorable que le directeur prépare la reprise des cours.

«Nous sommes en manque criard d’infrastructures comme vous pouvez le voir. Ici, j’ai 21 groupes pédagogiques avec seulement 12 salles de classe pour un effectif de 1500 élèves. C’est énorme mais que pouvons-nous? Et en plus, vous avez l’école qui est vraiment dans un état qui ne dit pas son nom », a martelé Abou Camara.

Chaque année, l’établissement ne change pas de visage. En plus, le personnel enseignant fait face à un manque de matériels pédagogiques. C’est la direction et les parents d’élèves qui mettent la main dans la poche pour combler le vide, ajoute Abou Camara, Directeur de l’école élémentaire Kolaboui centre1.

«Nous travaillons ici avec le bureau de l’APEAE pour trouver les premières fournitures avant que l’État  n’intervienne. Je parle bien sûr des cahiers de préparation, des registres et des stylos à écrire entre autres », a-t-il indiqué.

Au-delà de cette situation, un autre facteur non négligeable vient se greffer à ces problèmes. L’école primaire de Kolaboui centre est sans clôture depuis sa construction. Conscients de cette triste réalité, les parents d’élèves appellent à l’aide.

« Vous-même avez vu l’enceinte de l’école, les piétons passent par-là, les motards aussi. L’année passée, on a construit une partie mais le mur est tombé. Aujourd’hui, nous demandons l’aide de l’État et des bonnes volontés », a lancé Mohamed Sylla, président du bureau de L’APEA.

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À noter qu’au lycée Elhadj Lamina Kalissa également, le constat est alarmant. A quelques jours de la reprise des cours, l’enceinte de l’école et les salles de classe sont dans un état piteux. Lors de notre passage, aucun responsable de ce plus grand établissement secondaire de la sous-préfecture n’était présent.

 

 Boké, Bailo Bah pour siaminfos.com

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