La Guinée à la croisée des chemins : pourquoi l’alternative de la « fibre féminine » s’impose à la tête de nos institutions?
À l’heure où la République de Guinée franchit des étapes décisives pour l’avenir de sa gouvernance institutionnelle, une question fondamentale demeure en suspens : quel leadership pour incarner le renouveau, stabiliser l’appareil d’État et redonner confiance aux citoyens et citoyennes ? Alors que les configurations futures de la Primature et de l’Assemblée nationale se dessinent, les regards se tournent légitimement vers une option trop longtemps reléguée au second plan, mais devenue indispensable : celle d’une gouvernance inclusive, portée par la rigueur et l’expérience de la fibre féminine.
Dans ce paysage en quête de repères et de consensus, le profil de Hadja Makalé Camara n’est pas seulement opportun, il apparaît comme une solution d’évidence pour la haute direction du pays, que ce soit au perchoir du parlement ou à la tête du gouvernement.
L’expérience d’État face au défi de la déliquescence institutionnelle*
La Guinée ne manque pas de richesses, elle a parfois manqué d’arbitres. Face au sentiment de déliquescence qui menace parfois le tissu social et politique, diriger demande une maîtrise absolue des rouages de l’État. Juriste de formation, diplômée en droit du travail de l’Université de Conakry et ancienne Humphry Fellow en Relations Internationales à Washington, Hadja Makalé Camara possède cette double culture, technique et légale, indispensable pour rebâtir.
Son histoire est intimement liée à la construction des lois guinéennes. Qu’il s’agisse de sa nomination en 1986 comme Inspecteur Général du Travail où elle rédigea le Code du travail, ou de son rôle clé au sein du Comité Transitoire de Redressement National (CTRN) en 1991 — véritable creuset législatif dont les textes inspirent encore aujourd’hui le législateur —, elle a prouvé qu’elle savait poser les fondations d’un État de droit. Pour une Assemblée nationale qui doit légiférer avec rigueur ou pour une Primature qui doit coordonner l’action publique, cette expertise juridique est un gage de stabilité.
*De la diplomatie d’envergure à la gestion des crises*
Le leadership de demain ne peut s’affranchir d’une stature internationale solide. Ministre de l’Agriculture dès 1994 face aux bailleurs de fonds, puis ambassadrice stratégique au Sénégal et en France (déléguée permanente à l’UNESCO), elle a culminé au poste de Ministre des Affaires Étrangères et des Guinéens de l’Étranger en 2016. C’est sous son mandat au gouvernement que la Guinée a accédé à la Présidence de l’Union Africaine en 2017, lui offrant l’opportunité historique de présider le Conseil Exécutif de l’organisation et de mener des médiations de haut niveau en zone de conflit, notamment en Libye.
Cette capacité de dialogue s’est aussi illustrée au niveau national. En tant que Secrétaire Générale du Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires (REFAMP/G) et coordinatrice de la Case de Veille électorale lors des scrutins législatifs passés, elle a su mobiliser la société civile pour préserver la paix sociale. Cet art du compromis et cette capacité à dialoguer avec toutes les forces vives sont exactement les qualités requises pour apaiser l’arène politique et conduire les réformes nécessaires à la Primature.
*Une légitimité trans-ethnique et populaire*
L’un des plus grands défis de la vie politique guinéenne reste le dépassement des clivages partisans et identitaires. En faisant le choix audacieux de se lancer directement dans l’arène politique en fondant le parti FAN en 2020, Hadja Makalé Camara a démontré qu’une alternative était possible. En se hissant à la 5ème place lors de l’élection présidentielle d’octobre 2020, elle a su capter un vote national, trans-ethnique, basé sur la force des idées et une réputation d’intégrité. Elle incarne cette « fibre féminine », réputée pour une gestion plus rigoureuse, plus humaine et profondément axée sur les besoins concrets des populations.
*Pour finir : Le moment est venu!*
Placer une femme d’État de la trempe de Hadja Makalé Camara — Chevalière de l’Ordre National du Mérite — à la tête de l’Assemblée nationale ou de la Primature ne serait pas un simple symbole de parité. Ce serait un choix de compétence, de maturité politique et de réconciliation nationale. Pour que la Guinée déploie enfin tout son potentiel, il est temps de confier les rênes à celles qui ont prouvé, tout au long de leur carrière, qu’elles savaient bâtir des ponts là où d’autres creusent des fossés.
Par VOG (voice of Guinea)
