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Manque d’électricité au CMC de Matam : des médecins obligés d’utiliser des téléphones la nuit pour soigner les patients (source)

C’est un fait absolument insolite qui se dessine au Centre Médical Communal (CMC) de Matam, situé dans la commune du même nom. Selon des informations obtenues d’une source sûre, les médecins travaillent dans l’obscurité chaque nuit, s’il n’y a pas le courant fourni par Électricité de Guinée (EDG). Pourtant, un groupe électrogène existe et il est en bon état, révèle notre informateur.

Pour voir clair dans cette affaire, un reporter de Siaminfos.com s’est rendu nuitamment dans cet hôpital qui appartient à l’État. Notre interlocuteur qui a préféré garder l’anonymat, rapporte que c’est un fait qui les agace aujourd’hui. Car, ils sont obligés de s’occuper des patients dans l’obscurité totale. Le tout, dans une ambiance chaleureuse animée par des moustiques.

« Avant, quant le courant partait, on allumait le moteur. C’est sauf s’il y a une urgence au bloc qu’ils allument le moteur la journée ou la nuit actuellement. Dans le cas contraire, on reste comme ça et c’est des téléphones portables qu’on utilise. La direction est informée du manque de courant. Dès fois, quand on est envahis, qui va prendre le téléphone ? Sauf si on appelle les accompagnants des patients pour nous aider. Selon la déontologie médicale, en faisant le traitement, tu dois le faire à l’absence des accompagnants. Par exemple une mère dont l’enfant doit recevoir une injection, si ça fait mal à l’enfant et qu’il crie, tu verras de l’émotion sur le visage de la mère. Un jour, pendant la journée, il y a un monsieur qui a envoyé son fils blessé. On lui a dit d’attendre au dehors pour qu’on fasse notre travail, il a refusé. Avant qu’on ne finisse de faire notre travail, le monsieur s’est évanoui parce qu’il a vu le sang qu’il n’avait pas l’habitude de voir », nous-a-t-il confié d’entrée.

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Autre fait dénoncé par notre interlocuteur, est celui relatif aux cas de vol dont ils sont victimes souvent dans cette obscurité :

« Pour passer la nuit ici, on allume les anti-moustiques avec des risques parce que tous les deux jours, je rentre chez moi enrhumé, je ne fais qu’éternuer. Deuxièmement, on nous vole dans l’obscurité. A un moment donné, à chaque deux semaines, on était victimes de vol. Un jour, on a appréhendé un voleur et on l’a déposé au PM3. On ne se sent pas à l’aise, parce que d’ici que tu ne finisses de faire un traitement, ça trouvera que tu as de la sueur partout, c’est fatiguant », a-t-il déploré.

Nos tentatives pour avoir la version des responsables de centre hospitalier sont pour l’heure vaines.

 

Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

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