Nuit de terreur à Missidè Hindi (Labé ): des présumés bandits blessent deux personnes dans une attaque armée
Dans la nuit de vendredi à samedi, aux alentours de 21h30, le calme de Missidè Hindi, un secteur du quartier Tata 2 (commune urbaine de Labé), a été violemment brisé. Un groupe de quatre individus cagoulés et armés a attaqué deux personnes, les blessant par balle avant de les dépouiller.
Selon les premiers éléments recueillis sur place, les assaillants, en embuscade non loin d’un terrain de football, attendaient leurs proies. C’est dans ce guet-apens que sont tombés Alhassane Diallo et sa sœur, qui regagnaient leur domicile à pied après la fermeture de leur boutique.
Joint par notre rédaction, Alhassane Diallo, blessé au pied, a livré un témoignage précis des faits :
« C’est effectif. Hier nuit, vers 21h30, j’ai été attaqué à Missidè Hindi. J’ai trouvé quatre personnes arrêtées non loin d’une moto. Apparemment, ils ont monté une embuscade. Je revenais de ma boutique. Ils m’ont ordonné de leur remettre mon sac. J’ai d’abord résisté, mais ils ont réussi à l’arracher et ont ouvert le feu. J’ai été touché au pied. Il faisait presque nuit, il était précisément 21h40. Je ne peux pas dire quel type d’armes ils détenaient, mais l’un d’eux a tiré et a atteint ma sœur et moi. »
Les tirs ont alerté un ami de la victime qui, circulant à moto dans le secteur, a immédiatement porté secours aux deux blessés.
« Après l’acte, un ami a entendu les coups de feu. Comme il avait une moto, il m’a directement transporté à l’hôpital régional de Labé. Sur place, nous avons reçu les premiers soins. »
Les malfaiteurs ont emporté un sac contenant une somme d’argent importante (dont le montant exact n’a pu être déterminé par la victime), deux téléphones portables ainsi que les trousses de clés de la boutique familiale. Interrogé sur le montant dérobé, Alhassane Diallo a expliqué la difficulté d’estimer la perte :
« Ils ont emporté l’argent qui se trouvait dans le sac et deux téléphones. Je ne peux pas vous dire exactement combien il y avait. Nous avons des travailleurs qui viennent chaque soir déposer de l’argent chez nous, ils sont nombreux. »
Au-delà du préjudice matériel et physique, la victime dénonce l’insécurité chronique dans ce secteur, aggravée par l’absence totale d’éclairage public. Elle lance un cri du cœur aux autorités :
« J’invite les autorités à nous venir en aide pour éviter ce genre de situation. À cet endroit, c’est le noir total. Ils doivent au moins électrifier cette partie du quartier. C’est en arrivant sur les lieux que nous nous sommes rendu compte qu’il y avait des personnes cachées à ce niveau. »
L’incident, qui survient quelques jours seulement après des faits similaires signalés dans la région, ravive les inquiétudes des habitants de Tata 2 quant à leur sécurité. Aucune interpellation n’a été signalée à l’heure où nous écrivons cet article.
Labé, Bachir Diallo pour Siaminfos.com
