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OMVS : la Guinée manque-t-elle de cadres compétents pour s’affirmer au sein de l’organisation ? Ce qu’en dit le Premier ministre Goumou

La Guinée a annoncé mardi sa suspension au sein de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS). La junte guinéenne a déploré le fait que les préoccupations et intérêts stratégiques du pays ne soient pas pris en compte par ladite organisation. Selon le Premier ministre guinéen, sur une centaine de travailleurs, il n’y a que six (6) Guinéens.

Déjà, dans l’opinion, beaucoup d’observateurs s’interrogent sur le manque de lobbying pour que les cadres guinéens s’affirment au sein de l’organisation : « Je ne peux dire qu’il y a des personnes qui tirent les ficelles. Effectivement le ministre des Affaires Étrangères a fait le lobbying de certains de nos cadres dans les plus hautes instances. Normalement le poste du haut commissaire adjoint revenait d’office à la Guinée. Malheureusement, à la conférence des chefs d’État, notre candidat n’a pas été retenu. Cette organisation même veut supprimer ce poste. La candidature du Guinéen n’a pas été rejetée, mais plutôt reportée. Ça là, où nous parlons du respect de la Guinée. Ce que je peux dire aujourd’hui, c’est qu’au sein même de cette organisation, dans les conventions et décisions des plus hautes instances, quand vous prenez la convention à son article 4 et le règlement intérieur de la conférence des chefs d’État et de gouvernement dans son article 10, il est stipulé que les décisions doivent être prises à l’unanimité des États, pour nous c’est extrêmement important. Il ne sont que quatre États, nous n’avons pas besoin vraiment d’un lobbying aussi important. Pour nous aujourd’hui, le barrage hydroélectrique de Koukoutamba est une priorité des plus hautes instances et le chef de l’État a été clair, le fleuve Sénégal ne peut pas prendre sa source en République de Guinée. Normalement cette organisation devrait mettre beaucoup plus d’argent des questions environnementales et économiques pour le conserver le nid de ce fleuve. Normalement, c’est la Guinée qui devrait mener tous ces investissements », a-t-il martelé le Premier ministre Dr Bernard Goumou sur Espace.

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Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

 

 

 

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