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Pays moins avancés : face à l’Égypte, la Guinée espère abriter l’institut international de développement de la coopération sud-sud

Vraisemblablement, il s’agit d’un projet qui sera bénéfique pour le pays dans lequel il verra jour. Dans le but de permettre à de nombreux pays de quitter le lot des nations moins avancées, l’idée de mettre un institut de développement de la coopération sud-sud se confirme de plus en plus au sein des Nations-Unies. Côté guinéen, la junte nourrit l’ambition de l’abriter devant l’Égypte et d’autres pays candidats.

C’est en tout cas l’information donnée par Rose Pola Pricemou, ministre guinéenne du Plan et de la Coopération Internationale : « Nous avons réussi à faire adhérer nos partenaires, nos amis, les pays frères. Lors des assemblées du 5ème sommet des pays les moyens avancés, parce que pour l’instant la Guinée fait partie de ce lot là en espérant que d’ici quelques années les efforts que nous faisons nous permettent de sortir de ce lot, l’idée de mettre en place un institut qui analysera et discuter des questions de coopération sud-sud a été soutenue. Nous sommes allés à une assemblée à New York, nous avons eu l’occasion de porter ce flambeau là. Et la vice secrétaire générale des Nations-Unies pour les pays moins avancés a soutenu, la direction nationale de la coopération sud-sud a également soutenu. Nous avons fait la conférence des diplomates en Guinée, le système des Nations-Unies accompagne la Guinée dans ce processus. Nous sommes à la dernière étape où un projet de résolution doit être signé et voté au niveau des Nations-Unies pour nous permettre de lancer officiellement cet institut là », a-t-elle martelé avant de poursuivre :

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« Mais il faut savoir qu’en tant que pays qui a été parmi les précurseurs à adhérer aux Nations-Unies, à être des pays indépendants, nous n’avons pas encore d’institut international sur notre terre. C’est l’occasion pour moi de faire un appel pour que ça soit un produit guinéen, que nous soyons fiers en mars 2024 de lancer cet institut international de développement de la coopération sud-sud. C’est une compétition parce que d’autres pays lorgnent ce projet, ils voient l’importance et savent combien de fois ça attirera non seulement le regard sur le pays. C’est un repositionnement, dans ce projet nous pourrons dire que nous sommes fiers et nous dire qu’on a abrité un institut. Nous travaillons même avec l’Égypte, nous avons des discussions, ils ont déjà l’institut d’Alexandrie, l’université Senghor et beaucoup d’autres universités internationales. On le fait diplomatiquement, mais on finira par s’entendre », a-t-elle espéré chez nos confrères de la radio Espace.

 

Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

 

 

 

 

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