Sélectionné pour vous :  Meurtres à Dounet (Mamou): le procureur de la République annonce l'arrestation de cinq présumés auteurs

Résultats de l’autopsie sur la mort de Sadiba Koulibaly: Ce qu’en dit Kaly Diallo, activiste des droits de l’homme 

La mort de l’ancien chef d’état-major général des armées guinéennes continue de susciter des réactions au sein de l’opinion. Si le communiqué annonçant sa mort fait cas d’un psycho-traumatisme important et un stress prolongé ayant provoqué une arythmie cardiaque majeure qui a entraîné une délibération et un arrêt cardiaque, sa famille et ses avocats rejettent cette thèse. Pour ses conseils, leur client n’est pas décédé d’une mort naturelle.

Interrogé à ce sujet ce jeudi, 27 juin par un reporter de siaminfos.com, Mamadou Kaly Diallo, activiste des droits de l’homme, a fait quelques propositions allant dans le sens de la manifestation de la vérité.

« Permettez moi tout d’abord, de présenter mes condoléances à sa famille biologique et à l’ensemble du peuple de Guinée. Parce que c’est un commis de l’État que la Guinée vient de perdre. Nous avons suivi le communiqué du tribunal militaire, on a suivi encore les avocats qui laissent planer des zones d’ombre. C’est des choses quand même regrettables dans une nation. On ne peut s’opposer à une mort si elle est naturelle. Mais si une telle mort suscitait des zones d’ombre comme l’ont souligné les avocats, peut-être qu’une autre voie serait ouverte dans le cadre d’une contre analyse par exemple. Voilà comment un État de droit pourrait mieux fonctionner », rappelle Mamadou Kaly Diallo avant de continuer :

« Dans les conditions normales, aucun corps ne doit être enterré sans une analyse, pour pouvoir situer les causes exactes de la mort. On a suivi quand même le tribunal militaire qui a évoqué un cas de décès suite à un traumatisme. Ça, c’est un premier pas. Maintenant, s’il y a une partie ou la famille, les avocats soulèvent des zones d’ombre, pour dissiper toute forme de doutes là-dessus, peut-être que d’autres voies seraient explorables. De toutes les façons, il est important de rappeler que la vie humaine est sacrée et qu’elle doit être protégée à tout moment, en tout lieu et en toutes circonstances sans discrétion et sans discrimination », a martelé l’activiste des droits de l’homme.

Sélectionné pour vous :  Récurrence des cas d'incendies à Conakry : "Même l’Etat s’en fout", regrette un acteur politique

Ibrahima CAMARA pour siaminfos.com

622750332

Laisser une réponse
Share to...