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Abdoul Sacko sur l’évaluation à mi-parcours des ministres guinéens: « Il s’agit juste du cinéma qui consiste à distraire la République »

Pour avoir un regard panoramique sur la gestion des acteurs étatiques notamment les ministres de la République, le président de la transition a initié une évaluation à mi-parcours qui a démarré lundi, 24 juillet 2023. Cette évaluation est pilotée par le Premier ministre, chef du gouvernement. Plusieurs ministres ont été déjà évalués et chacun est sorti satisfait, selon les réactions. Cependant cette action est vue d’un autre œil par de nombreux acteurs sociopolitiques du pays. Parmi eux, le coordinateur du forum des forces sociales de Guinée.
Pour Abdoul Sacko, membre des forces vives de Guinée que nous avons interrogé ce mardi, à cet effet, cette évaluation est juste une manière de tromper les Guinéens.
« Même le terme est tronqué déjà. On parle d’une évaluation à mi-parcours, alors qu’on est à deux ans de transition. Les ministres seront évalués sur la base de quoi en parlant de mi-parcours ? Donc depuis qu’ils sont là, la première évaluation qui avait été faite a été du cinéma alors ? Qu’est-ce qui nous dit encore que ce n’est pas à nouveau un cinéma ? Pour nous, la seule évaluation objective à l’heure là qui puisse permettre à la transition guinéenne de reprendre le chemin du retour à l’ordre constitutionnel dans la stabilité politique, sociale et économique, c’est un dialogue franc entre les forces vives de Guinée et le CNRD. Toute autre forme d’évaluation n’est que cinéma, voilà la vérité. Il ne s’agit pas d’une évaluation, il s’agit juste du cinéma qui consiste à distraire la République. Comment peut-on appeler les membres d’une même famille ou des frères de s’évaluer entre eux? », S’interroge l’activiste de la société civile avant d’enfoncer le clou :

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« Nous à notre entendement, cette prétendue évaluation consiste davantage à savoir comment couvrir les faiblesses des uns et des autres. Pour le faire, il faut aider d’abord une autre équipe pour leur permettre de savoir où sont leurs faiblesses, non pas pour servir la République, mais pour servir l’agenda politique du CNRD. Cet agenda qui n’est même plus caché. C’est que, le CNRD ne veut pas aller au bout des 24 mois », a-t-il lancé.

 

Cheick Fantamadi pour Siaminfos.com

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