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Aliou Bah désavoue le panafricanisme des putschistes ouest-africains : « Ils trouvent de l’écho à une certaine jeunesse qui a de la frustration »

Depuis un certain temps, les putschistes à la tête de la Guinée, du Mali et du Burkina Faso ne mâchent pas leurs mots sur certains sujets face aux puissances occidentales et sous-régionales. Alors que le Mali a Vraisemblablement donné dos à la France, la Guinée et le Burkina Faso ne cessent de promouvoir le panafricanisme à l’interne et à l’externe. Pour certains acteurs sociopolitiques guinéens comme le président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL), c’est une position à laquelle il faut accorder le bénéfice du doute.

Aliou Bah, puisqu’il s’agit de lui, désavoue le panafricanisme prôné par les putschistes ouest-africains : « En réalité, le panafricanisme tel qu’il a été vendu par les pères fondateurs, c’est un panafricanisme vrai et qui pourrait être une solution pour le continent. Ce panafricanisme consiste à unir tous les États africains autour des projets politiques, de développement, de la mutualisation des efforts pour que l’Afrique puisse parler d’une seule voix en terme de rapport de force au niveau international, puisque le monde est interconnecté tant sur le plan économique, politique, géopolitique que stratégique. Ça c’est le panafricanisme pur et chaque dirigent vit son époque. Mais récemment, ce qu’on est en train de voir en ce qui concerne ceux qui font la promotion du panafricanisme galvaudé, qui consiste à intoxiquer la jeunesse africaine, à lui faire croire que toute la responsabilité des échecs du continent se trouve ailleurs, je pense que c’est une façon de se deresponsabiliser soi-même. Alors ceux-ci trouvent de l’écho à une certaine jeunesse qui a de la frustration qui est parfois légitime. Lorsque la jeunesse n’a pas d’opportunités de réussite sur le continent, étant donné toutes les ressources dont le continent dispose, c’est de la colère légitime, c’est compréhensible. Mais le fait d’avoir exprimé cela ne doit pas donner le droit à certains d’apporter des réponses inappropriées par rapport à ces attentes de la jeunesse », a-t-il martelé.

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Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

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