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BOKE/ Zoom sur le poste de santé de Bokariya qui manque presque de tout pour la prise en charge des malades

Bokariya avec ses 1 650 habitants, est l’un des districts que compte la Commune Rurale de Kolaboui situé à 22 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Boké. Malgré la densité de la population qui grandit au jour le jour, cette zone rurale fait face à une panoplie de difficultés, notamment d’ordre sanitaire, rapporte le correspondant de www.siaminfos.com qui y a récemment séjourné. Ici, en plus du Directeur du centre, il n’y a que deux femmes matrones pour la prise en charge des malades.

Selon Foromo Antoine, le responsable du centre.  « Du CPC, à la maternité en passant par le laboratoire, je travaille avec deux matrones. Nous manquons de personnel soignant. A la pharmacie, c’est moi seul encore qui gère tous les malades. Vraiment c’est difficile de travailler dans ces conditions mais nous ne pouvons qu’accepter et d’ailleurs je suis habitué maintenant », déplore cet infirmier.

Mais la tâche est loin d’être facile pour lui et son équipe qui travaille d’arrache pieds pour soulager les citoyens de Bokariya. Les maladies comme la diarrhée, les infections respiratoires, le paludisme et la malnutrition continuent de faire des victimes sous le regard impuissant du personnel soignant mal équipé. « Ici l’autre problème c’est que les patients viennent tardivement se faire soigner car ils attendent que les maladies prennent le dessus avant de venir à l’hôpital. Le manque de route aussi fait partie. Ce qui fait que certains on les réfère souvent à l’hôpital régional de Boké pour des soins appropriés. Les maladies qui sont les plus fréquentes ici sont : la diarrhée, les infections respiratoires, le paludisme et la malnutrition », a-t-il précisé.

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Le centre étant mal équipé, les femmes enceintes rencontrent souvent des complications dans l’accouchement. Aujourd’hui ces femmes de cette localité ne cachent pas leur inquiétude :

« Nous souffrons beaucoup nous mères de familles surtout celles qui sont en état de famille parce que notre centre de santé n’est pas bien équipé. Quand une femme doit accoucher ici personne n’est tranquille car nous avons peur. Souvent nous sommes obligés d’aller à Boké et ça aussi il n’y a pas de route », déplore Kadiatou Camara.

Malheureusement, la fin de ce long et pénible calvaire de la population de cette localité n’est pas pour demain, car à Boké notamment dans les zones rurales l’accès aux soins de qualité laisse à désirer.

 

Labé, Bailo BAH pour Siaminfos.com

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