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Kolaboui (Boké): des jeunes dans la rue pour exiger l’obtention des contrats communautaires avec une société minière

Dans la matinée de ce jeudi, 02 novembre 2023, plusieurs jeunes de la sous-préfecture de Kolaboui relevant de la préfecture de Boké, ont érigé des barricades sur la route minière Dapilon Filo-Bowal pour se faire entendre. Ils réclament l’obtention des contrats communautaires avec la société minière évoluant sur ce corridor.

Interrogé par notre correspondant, l’un d’entre eux a expliqué les motifs de ce sursaut.

«Nous sommes des jeunes et nous avons tenté à plusieurs reprises avec les autorités de trouver un terrain d’entente afin qu’on puisse nous aussi avoir quelques contrats avec les sociétés. Malheureusement, nous n’avons pas eu gain de cause. Ce n’est pas les sociétés qui refusent, c’est plutôt les autorités de Boké qui ne veulent pas nous aider. Sinon, on a une société de surveillance digne de ce nom et certains de nos agents sont postés depuis deux mois sans salaire. C’est nous même qui payons ces gens-là. Mais si on n’a pas de contrat, on ne peut continuer à les payer », dénonce notre interlocuteur avant d’enfoncer le clou :

« Nous soupçonnons le secrétaire général des collectivités locales de privilégier un certain Kalabane au détriment d’une centaine de jeunes bien organisés. Nous avons fait deux mois de négociations avec les autorités sans succès. La société dit qu’elle attend la confirmation des autorités. Et, pourquoi l’autorité traine les pas? Peut-être parce qu’ils ne veulent pas que nous signons un contrat avec la société CDM –CHINE », a-t-il accusé

 

Pourtant dira-t-il, « ce mouvement spontané de la jeunesse consciente de cette ville carrefour a paralysé toutes les activités sur la voie minière Dapilon-Filobowal. S’ils veulent que les manifestations cessent, il faut accepter d’employer les jeunes issus des communautés impactées. Et c’est ça, qu’ils ne veulent pas. Ils veulent la paix mais ne créent pas les conditions pour la consolider », déplore Tahirou Bah, jeune leader.

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Des agents des forces de sécurité n’ont pas tardé à faire irruption sur les lieux pour tenter d’étouffer la manifestation, en faisant usage de gaz lacrymogène.

 

Boké, Bailo Bah pour Siaminfos.com.

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