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Kouroussa: zoom sur Baro, village d’Alpha Condé où les populations demandent l’attention des autorités

Baro chez le professeur Alpha Condé, ancien président de la République de Guinée, est l’une des sous-préfecture de Kouroussa. Aujourd’hui, cette sous-préfecture à vocation agro-pastorale est confrontée à d’énormes difficultés.

Pour en savoir plus sur ces difficultés auxquelles la population de Baro est confrontée, un des correspondants de Siaminfos.com dans la région a rencontré quelques citoyens.

Comme première difficulté, la dégradation du réseau routier. De nos jours, de nombreuses routes reliant Baro à d’autres districts sont presque impraticables. Le manque de forages et d’engrais préoccupe également Mamady Condé, un résident de Baro.

« Nous sommes confrontés au manque de routes ; le tronçon qui nous lie à Morignoumala est aujourd’hui impraticable. En ce qui concerne l’eau, nous n’avons pas suffisamment de pompes ici. Notre vocation ici à Baro est l’agriculture, mais nous ne bénéficions pas d’aide et nous nous approchons de la saison agricole. Tout ce qui préoccupe un agriculteur est de savoir comment obtenir de l’engrais ou des produits phytosanitaires. Nous souffrons d’un manque d’engrais ici, et si les autorités pouvaient nous aider, cela nous soulagerait vraiment », a-t-il fait savoir.

A en croire les citoyens, les lampadaires installés par le passé ne sont plus fonctionnels à Baro. Car, aucun d’entre eux ne s’allume. Oumar Kourouma s’adresse donc aux autorités à ce sujet, avant de mentionner d’autres problèmes tels que le manque de réseau téléphonique.

« C’est au nouveau gouvernement que j’exprime cette préoccupation. Ils nous ont habitués à la lumière, mais aucun des lampadaires installés à Baro ne fonctionne actuellement. Avec cette insécurité, continuer à faire des choses dans l’obscurité est très risqué pour la population. Nous n’avons pas de réseau téléphonique ici non plus. Les agents d’Orange et Areeba viennent ici régulièrement, mais joindre quelqu’un à Baro est un défi. Notre mosquée est également en construction, mais nous manquons de moyens. Nous demandons leur aide », a-t-il lancé.

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Une des principales activités des femmes de Baro reste la culture maraîchère. Dans cette pratique aujourd’hui, ces mères de familles rencontrent des difficultés, comme en témoigne Aminata Traoré.

« La première difficulté que nous rencontrons ici est le manque d’eau. Non seulement nous n’avons pas assez d’eau pour arroser nos cultures, mais les insectes nous posent également problème. Au moment où nous espérons avoir de bons résultats, c’est à ce moment que les insectes viennent détruire nos légumes. Nous travaillons dur aujourd’hui car nous n’avons pas d’autre choix, sinon les résultats ne sont pas satisfaisants. Mais comme nous n’avons pas d’autres activités, nous devons nous accrocher. Autrefois, Baro approvisionnait de nombreux villages de Kouroussa. Aujourd’hui, notre seule préoccupation est de savoir comment obtenir de l’eau en quantité suffisante pour restaurer notre position dans la culture maraîchère », a-t-elle martelé.

Parallèlement à l’agriculture, certains métiers sont exercés par la population. Daouda Coulibaly, menuisier, raconte ses difficultés.

« Je suis menuisier ici à Baro, mais nous rencontrons de nombreuses difficultés. Il n’y a pas d’arbres pouvant permettre d’avoir des planches à Baro, nous devons faire nos commandes à Kouroussa. Comme vous pouvez le constater, Kouroussa est assez éloignée d’ici. Nous payons les travailleurs là-bas, puis nous les transportons jusqu’à Baro. Vous voyez le niveau de dépenses que nous devons supporter. Nous devons gagner un peu d’argent pour nourrir notre famille et faire face à d’autres dépenses », dit-il.

Comme dans de nombreuses zones reculées du pays, la population de Baro aspire à contribuer au développement de la Guinée, mais cela ne sera possible que si les autorités les accompagnent dans leurs différentes activités, notamment l’agriculture et la culture maraîchère pratiquées par les femmes.

 

Kankan, Pathé Sangaré pour Siaminfos.com

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