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Déferlement humain sur Conakry : des citoyens de Boké soutiennent la démarche du syndicat de la presse de Guinée 

Le syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) a appelé à une grande mobilisation ce jeudi, 17 janvier dans le grand Conakry pour dit-il, exiger la levée des restrictions d’internet et la libération sans condition des médias dont les ondes sont brouillées par le gouvernement. Dénommée déferlement humain sur Conakry, cette manifestation pacifique des hommes de médias du pays qui intervient dans un contexte tendu entre journalistes et autorités militaires du pays sera une occasion pour eux de se faire entendre.

Dans la Commune urbaine de Boke où certaines radios privées locales on envoyé leurs personnels en congé technique à cause de ces restrictions imposées par le gouvernement, la démarche du SPPG est bien accueillie par les citoyens de la ville. Ibrahim Coumbassa fait partie de ceux qui ont applaudi les nouvelles autorités après l’éviction de l’ancien président Alpha Condé.

« J’ai été l’un des soutiens inconditionnels du Colonel Mamadi Doumbouya et son équipe quand ils ont déposé l’ancien président. Mais les promesses tenues étaient très belles pour être respectées. Dans ce pays, on a connu des chefs d’État qui ont commis des bavures, mais ce que nous vivons sous l’ère du président actuel, c’est du jamais vu. Si les hommes de médias ne se lèvent pas pour dire stop à cette dictature, ce n’est pas profitable pour le pays », a t-il déploré.

Même son de cloche chez Mamadou Aliou Diallo qui estime que la junte au pouvoir a trahi son peuple au nom duquel il a pris le pouvoir pour défendre les valeurs de la République.

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« Depuis l’indépendance à nos jours, le Guinéen n’a jamais été autant oppressé, privé et poussé à vivre comme un étranger chez lui par ceux-là même dont l’arrivée a sonné comme une délivrance. Mais regardez comment ils dirigent ce pays d’une main de fer, en muselant la presse, en sabotant l’internet au mépris des règles démocratiques et des droits de l’homme. Tous derrière le SPPG, il faut que ça cesse ces pratiques rétrogrades », lance t-il.

Pour sortir de cette situation de crise de confiance entre hommes de médias et autorités,Thierno Madiou, activiste de la société civile propose quelques pistes de solutions.

« L’heure est grave, couper internet et déclarer la guerre aux médias privés qui emploient des jeunes guinéens n’est jamais une bonne chose. Socialement, ça contribue à accentuer la frustration. Et politiquement, c’est suicidaire. Le CNRD doit savoir qu’on ne peut faire une omelette sans casser des œufs, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas diriger ce pays sans être critiqués, c’est impossible. Aux médias aussi, de modérer les débats à l’antenne. C’est pour la cohésion sociale et la paix surtout en cette période exceptionnelle » , a-t-il conclu.

 

Boke, Bailo Bah pour siaminfos.com

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