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Djoma retiré du bouquet Canal+ sur ordre de la HAC : « Nous n’avons jamais été ni sollicités, ni convoqués, ni entendus par la HAC »

C’est maintenant bien clair que l’ordre de retirer Djoma médias du bouquet Canal+ vient de la Haute Autorité de la Communication (HAC). L’instance régulatrice des médias en Guinée reproche à Djoma médias d’avoir porté atteinte à la sécurité de l’État. Une décision controversée qui a surpris plus d’un.

Kalil Oularé, Directeur général de Djoma médias indique qu’ils n’ont jamais été convoqués, ni entendus par la HAC.

« Nous avons été très surpris hier de découvrir que l’ordre venait de la HAC de retirer notre média du bouquet. Nos enquêtes avaient effectivement révélé qu’une autorité de la République avait donné des injonctions à Canal+ de retirer nos chaînes de son bouquet, mais on ne nous avait pas dit que c’était la HAC. Je voudrais rappeler que c’est la HAC ou le ministère qui donne un agrément à un média. Mais ce n’est pas la HAC ou le ministère qui retire un agrément. C’est seulement la Cour suprême qui peut prendre une décision d’arrêter l’émission d’un média. Et pour que vous puissiez aller devant cette Cour suprême, il faudrait déjà que la procédure soit respectée par l’instance qui est censée réguler les médias. Nous n’avons jamais été ni sollicités, ni invités, ni convoqués, ni entendus par la HAC. Nous n’avons même jamais pensé que ça pourrait être la HAC », a dit Kalil Oularé.

Pour le Directeur général du groupe Djoma médias, cette démarche de la HAC « met en danger les médias, met en danger la sécurité même du personnel, met en danger ce que nous faisons parce que dire que nous avons porté atteinte à la sécurité de l’État et le faire ainsi en catimini, nous comprenons pourquoi depuis hier que le Directeur de l’ARPT a fait injonctions à tous les fournisseurs d’accès internet de couper internet à Djoma. Depuis hier, même ceux que nous payons ont refusé catégoriquement l’accès à internet à la demande expresse du Directeur de l’ARPT », a-t-il révélé.

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Selon Kalil Oularé, tout est fait aujourd’hui par les autorités en place pour éteindre Djoma médias. Malgré tout, il rassure qu’ils ne vont jamais baisser les bras.

 

Abdourahmane Pilimini Diallo pour siaminfos.com

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