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Guinée : des Organisations de défense des droits humains haussent le ton contre la restriction des réseaux sociaux

Plusieurs organisations non gouvernementales de défense des droits humains ont pris la parole ce jeudi, 30 novembre 2023, à la maison commune des journalistes, à Conakry. Objectif, faire le point sur la situation des droits humains en Guinée.

Dans une déclaration commune, elles ont dénoncé les pratiques qui portent atteinte aux droits humains, notamment aux restrictions de l’Internet et des réseaux dans le pays depuis maintenant une semaine.

Sans se voiler la face, elles ont remué le couteau dans la plaie :

« Nos organisations rappellent que la République Guinée est partie aux principaux Instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme. A ce titre, le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP) en son article 19, la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), en son article 9 et la Charte de la Transition en ses articles 19 et 23 consacrent tous la protection de la liberté de conscience, la liberté d’expression et d’opinion, et le droit à l’information. Par ailleurs, nos organisations rappellent que cette situation intervient quelques semaines après le verdict de la Cour de justice de la CEDEAO reconnaissant l‘Etat Guinéen coupable d’avoir violé les droits des citoyens à la liberté d’expression et à l’accès à l’information suite à la coupure d’internet et aux restrictions de l’accès aux réseaux sociaux en 2020. Aussi, lors de son dernier passage à l’EPU (Examen périodique universel) du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, la Guinée a reçu et accepté sept (07) recommandations l’encourageant à garantir la liberté d’expression », dénoncent-elles avant de poursuivre :

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« Nos organisations s’inquiètent des conséquences économiques de ces restrictions sur les start-ups et autres petites et moyennes entreprises guinéennes de plus en plus dépendantes d’internet et des réseaux sociaux dans leurs activités. Ainsi, nos organisations appellent les autorités guinéennes à mettre fin à ces restrictions qui violent les engagements de notre pays en matière de droits de l’homme et portent atteinte à notre économie numérique naissante. Œuvrer pour le respect des droits et libertés des citoyens conformément à la charte de la transition et aux obligations internationales souscrites librement par notre pays. Comprendre que l’intérêt légitime de l’État à préserver la sécurité publique ne doit pas empêcher les citoyens d’exercer leurs libertés », ont-elles martelé.

 

Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

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