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Grève des chauffeurs de la RI Labé-Sénégal: notre constat à la Gare routière de Labé 

Depuis lundi, 18 décembre 2023, les chauffeurs de la route internationale Labé-Sénégal sont en grève. Ils exigent auprès des autorités, l’arrêt immédiat des tracasseries routières dont ils sont victimes au niveau des différents barrages érigés le long de la route. Ce mercredi, 20 décembre, le correspondant de siaminfos.com a fait un constat à la gare routière de Labé.

Interrogé, Diallo Oumar Telly, un des grévistes de la ligne Labé- Sénégal est revenu sur les difficultés auxquelles ils sont confrontés.

« Il y a une souffrance énorme sur cette route. D’abord, vous verrez des policiers et des douaniers guineens sur la route qui ne contrôlent même pas les bagages que vous avez sur le véhicule. Quand vous venez, ils vous demandent de payer 150 000 ou 200 000 gnf. Il y a plus de 8 barrages sur la route Labé- Manda. A Thianguel Bory, on vous demande de payer entre 30 et 50 000 gnf obligatoirement.  A Koundara aussi, il y a un barrage où vous payez 20 000 gnf. Là-bas à Koundara, les douaniers s’en foutent aussi de ce que vous avez comme  bagages, ils vous taxent entre 200 et 300 000 francs guinéens. A Sambailo, vous verrez 4 barrages où chaque chauffeur et passager payent 20 000 francs avant de passer. J’invite donc les autorités à revoir la situation des chauffeurs », a-t-il lancé.

De son côté, Abdoul Karim Sow, chef de ligne Labé-Manda est revenu sur l’impact de la grève déclenchée par les chauffeurs.

« Les passagers en partance pour le Sénégal et la Gambie viennent, mais malheureusement ils sont en grève et ils refusent donc de partir tant que leurs réclamations ne sont pas prises en compte. Certins passagers viennent et au bout de quelques minutes, ils rentrent chez eux. Les autorités doivent donc revoir cette situation pour mettre fin aux tracasseries routières sur cette route » a-t-il indiqué.

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Anne Marie, une passagère trouvée à la gare routière de Daka en provenance de Conakry, soutient avoir passé au moins quatre jours à la gare où elle est exposée à la fraîcheur de ce mois de décembre.

« Vraiment on souffre parce que depuis samedi, je suis là et on n’a pas eu de  véhicules. Actuellement, nous avons du mal à gagner quoi manger. J’ai même envie de me retourner à Conakry. C’est vrai que les chauffeurs souffrent avec les barrages, mais cette situation ne nous arrange pas aussi. Je demande donc au gouvernement et au syndicat de s’entendre pour que le trafic routier puisse reprendre », a-t-elle  lancé.

 

Labé, Bachir Diallo pour siaminfos.com

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