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Le coordinateur des enseignants contractuels hausse le ton: « Il n’y aura pas de reprise des cours tant qu’on ne paie pas nos arriérés de salaire »

Au compte de l’année scolaire 2022-2023, les enseignants contractuels n’ont reçu que trois mois de salaire. Pourtant, l’Etat guinéen leur doit 6 mois. Dans un entretien accordé à notre rédaction ce jeudi, 3 août 2023, leur coordinateur national est monté au créneau pour exiger le paiement de cet argent d’ici la fin des vacances scolaires. Faute de quoi menace Alseny Mabinty Camara, il n’y aura pas de reprise de cours.

Au delà de la réclamation relative au paiement des 6 mois de leurs arriérés de salaire, les enseignants contractuels exigent aussi leur intégration à la fonction publique. Faute de quoi, selon leur coordinateur national, il n’y aura pas de reprise de cours à la rentrée prochaine.

« Ce qui est sûr, l’année prochaine, on ne sera jamais appelés enseignants contractuels. On ne sera pas en train de croire facilement à leurs promesses comme nous l’avons fait dans le passé. On ne va jamais accepter. Qu’ils prennent toutes les dispositions nécessaires pour rétablir les enseignants contractuels dans leur droit avant la fin des grandes vacances. Ce que nous demandons aux autorités c’est de payer nos arriérés de salaire. Comme vous le savez, on a travaillé l’année dernière et jusqu’à la fin, les enseignants contractuels n’ont bénéficié que de trois mois de salaire. Donc ils doivent 6 mois de salaire aux enseignants contractuels qui doivent être intégralement payés d’ici la rentrée prochaine. Mais aussi l’intégration de tous les enseignants contractuels. Nous avons beaucoup accepté mais nous n’allons plus continuer sur cet élan. Nous ne pouvons plus continuer à dispenser les cours contre zéro francs dans un pays très riche comme la Guinée », a-t-il martelé avant d’enfoncer le clou :

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« Il n’y aura pas de reprise des cours tant qu’on ne paye pas nos arriérés de salaire. Ça, c’est clair. Nous sommes tous unanimes là-dessus. Parce qu’on ne peut pas résigner un nouveau contrat tant que l’ancien n’est pas bloqué. Donc, ce qui est sûr, il faut que l’Etat prenne ses responsabilités pour payer ces arriérés et entrer encore dans la phase d’intégration à la fonction publique des enseignants contractuels », signe te persiste Alseny Mabinty Camara.

Ils sont près de 19 mille enseignants contractuels qui attendent leurs arriérés de salaire et leur intégration à la fonction publique.

 

Cheick Fantamadi pour Siaminfoscom

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