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Matoto: à la rencontre des vendeurs de bétail à Yimbaya base militaire, victimes de déguerpissement

Déguerpis par les autorités la semaine dernière, les vendeurs de bétail installés à Yimbaya base militaire sur l’autoroute Fidel Castro, crient à un acharnement « sans » contre eux. La plupart rencontrés ce lundi, 10 juillet 2023 par un reporter de Siaminfos.com, ces hommes qui disent avoir beaucoup perdu lors de ce déguerpissement, plaident auprès des autorités afin de leur trouver un autre endroit.
Trouvé alors qu’il s’apprêtait à se rendre au village, Sanoussy Diallo explique comment il a vécu ce déguerpissement.

« Ce qu’on nous a fait n’est vraiment pas une bonne chose. Si les autres étaient prévenus de ce déguerpissement là, moi cela m’est tombé dessus avec la grande surprise. Je ne m’y attendais vraiment pas à ça. Je peux comprendre que les autorités sont dans leur rôle de nous déguerpir comme on dit que toute la terre appartient à l’Etat. Mais, fallait nous prévenir et nous donner du temps pour qu’on trouve un autre endroit. Mais, on a été surpris surtout moi. Je n’ai rien vu venir vraiment », a-t-il indiqué.

Même son de cloche chez un autre vendeur qui a préféré requérir l’anonymat, qui dit avoir perdu une somme d’argent au moment où des agents de maintien d’ordre étaient venus pour tenter de les faire partir.

« Moi, j’ai perdu non seulement une somme d’argent mais aussi, cela nous a affectés dans le travail. Imaginez vous-même comment on peut venir nous déguerpir alors qu’on avait des bêtes encore à vendre. C’est vraiment incompréhensible tout ça. L’État a l’obligation de nous protéger et nous assister en cas de problème. Mais venir prendre les gens par surprise comme ça, ce n’est pas normal », dit-il avant de faire des plaidoyers auprès des autorités :

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« Vu qu’on a pas encore un autre endroit, nous demandons à l’Etat de nous en trouver. Pour le moment, nos bétails sont dispersés à travers la ville pendant cette période de grandes pluies. Nous risquons encore de perdre gros dans cette affaire, si l’Etat ne nous vient pas en aide », dit-il.

Sur les lieux après le passage du bulldozer, tous les encombrants physiques et autres objets ont été complètement rasés. Et les anciens occupants qu’ils n’ont pas où aller, disent qu’ils vont revenir occuper les lieux si l’Etat ne leur vient pas en aide.

 

 

Bah Mohamed pour Siaminfos.com

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