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Mégaprojet Simandou: des émissaires de Rio Tinto édifient des jeunes de Kissidougou sur les opportunités d’emploi

En Guinée, les zones minières sont souvent prises d’assaut par des jeunes à la recherche de l’emploi. Le pays s’apprête à réaliser l’un des plus grands et importants projets miniers qui est Simandou. D’ores-et-déjà, ils sont nombreux ces jeunes qui affluent vers le corridor de Kissidougou pour saisir les opportunités d’emploi. Édifier ces jeunes sur comment saisir ces opportunités, a été au centre d’une rencontre d’informations et de sensibilisation ce mardi, 24 octobre 2023, à la maison des jeunes de Kissidougou.

Deuxième du genre, cette rencontre animée par des émissaires de Rio Tinto, a permis aux jeunes de connaître les opportunités d’emploi qu’offre la société en ligne. Visiblement satisfait de cette rencontre, Ansoumane Mory Marra, membre du mouvement citoyen est revenu sur les sujets abordés lors de la rencontre :

« Aujourd’hui, nous avons pris part à une séance d’informations et de sensibilisation avec la société Rio Tinto. Ils étaient dans nos locaux à Kissidougou pour échanger avec la jeunesse sur les opportunités d’emploi chez Rio Tinto dans le cadre de l’exploitation du projet Simandou. La rencontre a commencé à 10h avec la délégation de Rio Tinto qui était composée du département migration induite. L’objectif de la rencontre, c’était d’informer la jeunesse sur les alternatives par rapport aux migrations des jeunes, des chercheurs d’emploi vers la zone d’exploitation du projet notamment Beyla ou Conakry ou encore le corridor. C’était d’expliquer à la jeunesse de Kissidougou qu’il n’est pas nécessaire de se déplacer de Kissidougou jusqu’à Beyla pour aller postuler. Il y a donc un système en ligne qui permet aux chercheurs d’emploi de postuler. Ils nous ont donc expliqué comment postuler en ligne, quels sont les préalables pour postuler, quelles sont également les sociétés avec lesquelles Rio Tinto soustraite, ils nous ont présenté l’ensemble de ces sociétés. Comme pour nous dire qu’une fois que nous voyons les appels d’offres de ces sociétés, de savoir que c’est aussi Rio Tinto. Ils nous ont fait comprendre que l’alimentation sur le site du projet Beyla est confiée à une entreprise, le transport des matériels est confié à des entreprises. Beaucoup de domaines sont confiés à beaucoup d’entreprises guinéennes ou étrangères. On nous a expliqué qu’il y a effectivement des opportunités de travail, de recrutement chez Rio Tinto. Mais qu’il faut suivre certaines procédures et répondre à certains préalables. La rencontre s’est très bien terminée, nous avons appris d’eux qu’il n’est pas nécessaire de se déplacer pour aller sur le site du projet, on peut rester effectivement sur place pour le faire. Ils sont à leur deuxième passage pour venir parler de la même situation. Le 23 décembre 2022, ils sont venus également et ils sont passés cette année encore. C’était les mêmes présentations, histoire de nous sensibiliser », a-t-il fait savoir avant de faire un plaidoyer :

« Ce qu’on a dit en retour en tant que citoyens, notre souhait serait que Rio Tinto permette à des jeunes qui n’ont pas d’expérience de travail, puissent avoir des opportunités de stage parce qu’on a vu qu’il n’y a pas de stage. Nous sommes touchés par le projet à travers le corridor, les rails doivent passer dans la sous-préfecture Albadaria. Donc, nous nous considérons aussi comme étant dans la zone du projet c’est pourquoi nous avons plaidé à ce que Rio Tinto puisse permettre aux chercheurs d’emploi, des jeunes diplômés de pouvoir avoir des opportunités de stage dans leur entreprise. Et on a aussi, posé des questions pertinentes comme le fait que certaines entreprises doivent postuler à partir de Beyla ou certains projets sont demandés. On demande même des certificats de résidence. Les émissaires de Rio Tinto ont reconnu, ils ont dit que c’est une discrimination positive pour les Beylakas. Nous avons répondu que cela était bien, mais on souhaite aussi partager parce que le projet touche aussi notre préfecture. C’est une manière pour nous de participer au projet. On a fait des doléances, espérons que ces messages-là tombent dans de bonnes oreilles et que le projet en retour puisse prendre en compte certaines de nos suggestions », a-t-il espéré.

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Présent également à cette rencontre, le directeur préfectoral de la jeunesse et des sports de Kissidougou s’est réjoui de cette initiative de Rio Tinto. Fodé Samoura, puisqu’il s’agit de lui, a laissé entendre que l’initiative permettra aux jeunes d’être mieux outillés en matière d’emploi au sein de cette société :

« Le partenaire Rio Tinto a mobilisé un grand nombre de jeunes chercheurs d’emploi. L’objectif était d’informer les jeunes par rapport à leur employabilité ou bien des connaissances à avoir dans le cadre de l’emploi jeunes au niveau de cette société. On a constaté que les jeunes chercheurs d’emploi se déplacent pour aller créer de l’embouteillage autour des zones minières. Donc, pour empêcher cela, il faut que notre partenaire Rio Tinto vienne sensibiliser les jeunes sur comment postuler pour avoir de l’emploi. Ils ont donné la possibilité aux jeunes de postuler en ligne en donnant des informations claires par rapport à la participation des jeunes dans le cadre de Rio Tinto. Si un jeune se déplace, va dans la zone minière, il y a toujours des problèmes. Il peut y avoir des maladies, le manque de moyens par rapport à son embauche. Donc, pour éviter tout cela, Rio Tinto a préféré prendre le corridor de Kissidougou jusqu’à Forécariah afin qu’ils puissent informer les jeunes de ces zones dans le cadre de leur accès à l’emploi jeunes au niveau de Rio Tinto », a-t-il laissé entendre.

Par ailleurs, il y a eu en mars dernier la signature d’un pacte d’actionnaires après le lancement de la compagnie TransGuinéen. Ce mégaprojet qui porte sur le projet intégré mines-infrastructures en développement en Afrique, relève d’une importance capitale pour la Guinée. A travers le rôle majeur joué sur place par ses 1 800 collaborateurs, la partition du groupe Rio Tinto est plus que jamais indispensable pour la création des emplois et des opportunités pour les communautés locales. Déjà, le groupe Rio Tinto s’est investi dans la formation à travers la modernisation du Centre de Formation Professionnelle de Beyla. Objectif, former 200 Guinéens chaque année dans différents domaines notamment la maçonnerie, la plomberie, la soudure, l’électricité appliquée à l’industrie, la climatisation ainsi que la mécanique essence et diesel.

 

Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

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