Sélectionné pour vous :  Kouyaté et cie prêts à accepter la main tendue de Dr Fodé Oussou : "Mais attention, ce n'est pas pour reprendre le dialogue à zéro"

Le juge Francis Kova Zoumanigui rappelle Dr Diané à l’ordre : « Ce n’est pas les humeurs de qui que ce soit qui passent ici… »

Poursuivi pour détournement des deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment des capitaux, l’ancien ministre de la Défense nationale et des affaires présidentielles du régime déchu a de nouveau comparu ce lundi, 08 janvier 2024 devant la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).

Sans son avocat qui est encore absent, Dr Mohamed Diané a tenu à faire savoir à la Cour sa position vu que la procédure n’arrive toujours à avancer depuis son ouverture il y a près d’un an. Prenant la parole, l’ex ministre de la Défense nationale a invité la Cour à l’application des décisions de la Cour suprême et de la Cour de justice de la CEDEAO ordonnant sa mise en liberté provisoire.

En réponse, le président de la Cour, le juge Francis Kova Zoumanigui a rappelé le prévenu à l’ordre et l’a fait savoir que la Cour qu’il préside a été saisie par des faits précis qui n’ont rien à voir avec d’autres décisions de justice.

« Lorsque le droit est dans votre côté, nous n’avons jamais hésité, nous appliquons la loi. Nous donnons droit à qui le mérite. Ni l’État guinéen, ni le parquet, ni la défense, encore moins une autre juridiction, personne ne nous impose sa volonté. Nous sommes saisis des faits, la loi est claire. Nous sommes saisis des faits et ce sont ces faits là qui seront débattus ici, ce n’est pas la volonté de quelqu’un d’autre. La volonté du parquet, de la partie civile, de la défense ou d’une autre juridiction, même pas la Cour suprême de Guinée, lorsque ce n’est pas légal, ça ne passera pas, en tout cas si ce nous qui jugeons. Même pas l’État guinéen, il est une partie à l’audience. L’État guinéen a fait des demandes ici qu’on a rejetées. Notre souci ici, c’est comment appliquer la loi. Ce n’est pas les humeurs de qui que ce soit qui passent ici tant que nous nous jugeons. Nous sommes très à l’aise, nous sommes très sereins. Nous sommes imperturbables par nature. Le jour où cette tentation d’être perturbé viendra, j’irai me coucher au village. J’ai prêté serment pour dire que le droit, pas pour servir les humeurs de qui que ce soit », a-t-il lancé.

Sélectionné pour vous :  Pour la libération de M. Sékou Djamal Pendessa, le sens d’une liberté ! (Par Sayon Mara)

 

Depuis la CRIEF, Abdourahmane Pilimini Diallo pour siaminfos.com

Laisser une réponse
Share to...