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Programme de référence intérimaire (PRI) en Guinée : vers la tenue d’une table ronde des bailleurs de fonds pour mobiliser 4 milliards de dollars

Dans le cadre du financement du Programme de référence intérimaire (PRI), la junte guinéenne à travers le ministère du Plan et de la Coopération Internationale, a élaboré 403 projets. Pour financer ledit programme, la Guinée s’est engagée à hauteur de 60%, tandis-que les 40% sont à la charge des partenaires techniques et financiers. En effet, même si la ministre du Plan affirme que plus 2 700 milliards de francs guinéens sont déjà mobilisés à date, Rose Pola Pricemou annonce tout de même la tenue d’une table ronde des bailleurs de fonds pour mobiliser 4 milliards de dollars.

Interrogée ce lundi, 11 septembre 2023, elle est revenue largement sur les tenants et les aboutissants de ce PRI :

« Le cadrage, c’est le portrait de notre économie. Avec la révision des comptes, nous allons avoir un PIB qui va croître énormément. La probabilité est que notre PIB va croître de plus de 50% avec le nouveau modèle de calcul. Aujourd’hui, nous avons mobilisé déjà assez de financement à la fois au niveau du ministère de l’Économie et des Finances qui a aussi ce rôle régalien. Mais aujourd’hui, le ministère du Plan à travers ses partenaires, nous sommes à plus de 2 700 milliards de dollars de financements mobilisés pour les infrastructures pour le financement du PRI. Au niveau du ministère du Plan et de la Coopération Internationale, nous préparons une table ronde de financement du PRI. Nous savons le nombre de projets qui sont inclus dans ce PRI, nous sommes en train au fur à mesure de combler ce cap de financement. Nous sommes à 403 projets totalement conçus et élaborés. Très bientôt, on organise une table ronde pour permettre aussi que tous ces projets qui manquent de financement que nous puissions combler leur financement. Et ça nous permettra également de vendre l’image de la Guinée, de promouvoir le projet d’investissement », a-t-elle laissé entendre avant de poursuivre :

« Il ne faut pas oublier qu’au-delà de tout ça, il y a un effet entraîneur qui viendra. C’est le projet Simandou qui va engranger beaucoup d’activités économiques. Au niveau du financement du PRI, l’État s’est engagé à couvrir une partie, il est à plus de 60%, les 40% c’est ce qu’on recherche auprès des partenaires. Dans le cadre de ce PRI, il y a un tableau de suivi des indicateurs, un mécanisme de suivi. Un comité existe aussi pour non seulement l’élaboration du rapport de mise en œuvre de ce document, et un comité intersectoriel qui existe avec les partenaires, qui inclut même la société civile. Il y a une plateforme digitale de suivi de la mise en œuvre du PRI qui pourrait, dès que ça sera alimenté, être à la disposition de tout le public pour aller voir. Le mécanisme de vulgarisation a commencé depuis que je suis à la tête de ce département, des spots sont passés à la télé, nous rencontrons les acteurs qui sont dans les institutions, il est prévu de rencontrer aussi la société civile. A l’intérieur du pays, dans les services déconcentrés, c’est également prévu. Ils ont déjà eu les premières formations, mais l’une des clés de réussite de ce processus, c’est de former les agents, et le ministère du Plan et de la Coopération Internationale en a fait son cheval de bataille. D’abord, nous sommes à plus de 299 agents formés sur les questions de planification avec nos partenaires, nous attendons plus de 300 autres cadres qui vont être formés. La semaine dernière, nous avons lancé un programme de formation sur la maturation des projets et le suivi de la mise en œuvre des politiques sectorielles. Au niveau sous-régional, nous sommes à 45% de taux d’absorption des projets avec les partenaires. En Guinée, nous sommes à 35%. L’un des constats que nous avons fait, qu’est-ce qui fait que nous n’arrivons pas à mobiliser suffisamment même quand les partenaires nous mettent à disposition les ressources ? Qu’est-ce qui fait que nous n’arrivons pas à faire bon usage ? C’est notre capacité de les monter, nos projets, notre capacité de pouvoir exprimer nos besoins. Donc le ministère du Plan avec le bureau d’appui à la programmation, s’est lancé dans ce processus pour former les agents. A date, nous visons 4 milliards de dollars. Et sur ce montant, on a déjà mobilisé une bonne partie. Les bailleurs classiques ont été déjà entretenus, nous avons fait pratiquement 14 missions à l’extérieur du pays. Nous avons eu les assemblées du groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), nous avons eu les assemblées de la Banque islamique de développement (BID), également de la Banque africaine de développement (BAD). Et dans ces endroits, nous avons eu l’occasion de vendre ces projets, d’en parler et les partenaires ont fait bonne écoute. Nous les attendons lors de cette table ronde pour la levée des fonds », a-t-elle indiqué chez nos confrères de la radio Espace.

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Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

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