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Recrudescence des accidents en Guinée : un spécialiste des questions de sécurité routière révèle les causes réelles et fait des recommandations

Les accidents de la circulation deviennent de plus en plus récurrents à Conakry et à l’intérieur du pays. En seulement une semaine, deux cas d’accidents mortels ont été enregistrés dans la commune de Matoto. Le dernier cas date du lundi, 06 novembre 2023, où un Camion a écrasé une dame à Sangoyah.

Cette recrudescence des accidents ne laisse pas indifférents les spécialistes de la sécurité routière. Interrogé sur le sujet, Abdoulaye Sy Savané, consultant en sécurité routière et président de l’association des auto-écoles de Guinée a laissé entendre que les causes des accidents de la circulation sont multiples et réparties entre l’aspect technique, technologique, management, environnemental. Mais le facteur qu’il incrimine le plus en Guinée, « c’est le facteur humain ».

« La conduite est une question d’attention. La conduite est une question de concentration. Qui n’est pas concentré, ne conduira pas bien. Quand on vous montre les routes de la Bolivie, elles sont très mauvaises mais il n’y a pas d’accidents. C’est parce que l’attention est là. La conduite est une question de concentration. Derrière une règle transgressée, on peut ne pas avoir d’accidents. Mais derrière un accident, il y a toujours une règle transgressée », a indiqué le fondateur de l’auto-école Amsy.

Par ailleurs, ce spécialiste en sécurité routière pointe du doigt un laisser aller au niveau étatique. « Il y a des mesures qui doivent être prises qui ne sont pas prises. Généralement, il y a des campagnes qu’on organise, des campagnes mensuelles, trimestrielles sur le port de casques, etc. Ça doit se faire parce qu’aujourd’hui vous savez ce qui se passe avec la conduite de la moto. N’importe qui peut prendre la moto, mais il faut régulariser », a-t-il exhorté.

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Au-delà des campagnes de sensibilisation, le président de l’association des auto-écoles de Guinée estime que la formation des conducteurs doit également être priorisée.

« Le Code de la route, c’est le langage de la route. Si vous ne le connaissez pas, vous ne pouvez pas conduire. Et le seul élément que le conducteur a, c’est la signalisation. Et si vous ne connaissez pas les règles de cette signalisation, vous ne pouvez pas dialoguer avec la route, vous ne pouvez pas être en harmonie, vous ne devez pas conduire. Il faut la formation, la sensibilisation. En gros, les conducteurs doivent se former », a lancé Abdoulaye Sy Savané chez nos confrères d’Espace fm.

 

Abdourahmane Pilimini Diallo pour siaminfos.com

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