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Reprise des manifestations en Guinée: « Elles représentent le seul moyen légal pour les partis politiques de se faire entendre », selon l’ANAD

Face à la volonté de confisquer le pouvoir par le CNRD constatée par les acteurs politiques membres de la coalition ANAD (alliance nationale pour l’alternance et la démocratie), les manifestations sont prioritaires. C’est en tout cas ce qu’ont laissé entendre certains parmi ces leaders politiques ce mercredi. C’était à l’occasion d’une conférence de presse animée à la maison de la presse de Conakry.

L’alliance nationale pour l’alternance promet de barrer la route à la junte au pouvoir à qui elle reproche, dit-on de manque de volonté de passer le pouvoir aux civils. Cela se fera par tous les moyens légaux, y compris les manifestations de rue si nécessaire promet Dr Edouard Zotomou Kpogomou, un des vice-présidents de la coalition dirigée par Cellou Dalein Diallo.

« Les manifestations représentent le seul moyen légal par lequel, les partis politiques sans enfreindre à la loi, peuvent faire des revendications. Mais malheureusement quand on parle ici des manifestations, il y en a qui pointent déjà du doigt le fait qu’il y a des cas de morts. Or, les balles ne sortiront jamais d’elles-mêmes des armes pour aller fracasser les crânes des uns et des autres. C’est que si l’on manifeste, la question qu’il faudrait se poser, c’est de savoir pourquoi nous manifestations. Et si on peut résoudre ces questions à la source, je crois qu’il n’y aura pas de manifestations. Pourtant il y a le fait que dans les manifestations, les gens sortent avec les pancartes, mais si on ne ne permet pas aux gens de s’exprimer et de se faire entendre, c’est qu’on est plus dans la démocratie, mais plutôt dans la contradiction, alors que nous ne sommes pas dans une dictature>>, a laissé entendre le président de l’Union démocratique pour le renouveau et le progrès.

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Même son de cloche chez Souleymane Souza Konaté, membre de la cellule de communication de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).


« La question de savoir si nous allons faire recours au mot d’ordre de manifestation, il ne faut pas avoir peur au mot, il n’y a pas d’autres alternatives malheureusement avec le CNRD. Aujourd’hui tout est réuni en Guinée, pour qu’on confisque le pouvoir. Donc, les manifestations sont prioritaires avec une telle volonté de confisquer le pouvoir », a-t-il martelé devant une brochette de journalistes mobilisés pour la circonstance.

 

Cheick Fantamadi pour Siaminfos.com

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