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Retour à l’ordre constitutionnel en Guinée : « Les 600 millions de dollars demandés par le gouvernement, nous estimons que c’est trop » (Bah Oury)

Alors que l’organisation des futures échéances électorales pour le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée reste pour le moment incertaine, des bisbilles commencent à se faire sentir au sein du cadre de dialogue inter guinéen. En effet, plusieurs acteurs sociopolitiques non des moindres invitent de plus en plus la junte guinéenne à mettre en place un comité ad-hoc pour corriger les « insuffisances » dudit cadre.

A en croire le président de l’Union des démocrates pour la renaissance de la Guinée (UDRG), cela constitue aujourd’hui un impératif : « Ça fait bientôt 8 mois que ce processus est engagé. Il aurait été beaucoup plus sage de se poser la question est-ce que la manière dont on a géré le processus jusqu’à présent, c’est-à-dire le cadre de dialogue de manière globale ou le dialogue politique, est-ce que nous sommes dans la bonne ou est-ce que dans nos mesures, dans les dispositions que nous avons prises, est-ce qu’il n’y a pas de failles, des insuffisances pour les corriger pendant qu’il est temps ? Et pour cela, nous n’avons pas trouvé d’interlocuteur ni au niveau du gouvernement à travers le Premier ministre, ni au niveau des facilitatrices en capacité d’aller dans ce sens. Nous, à notre niveau, nous avons mis en place ce cadre de concertation qui est la conférence des coalitions politiques et des faîtières pour nous permettre de nous retrouver toutes les deux semaines, examiner les questions les plus pertinentes concernant la situation nationale, et de faire des propositions alternatives et constructives le cas échéant. C’est le cas actuellement, il y a eu un mémorandum qui concerne le financement du processus globalement », a martelé Bah Oury avant d’indiquer que le budget sollicité par la junte est colossal :
« Le gouvernement dit 600 millions de dollars, nous nous estimons que c’est trop et qu’il y a des mesures correctives à prendre et nous demandons au gouvernement de prendre la décision de mettre en place un comité ad-hoc qui peut être composé aussi bien par des acteurs gouvernementaux que par des acteurs politiques et sociaux en capacité d’apporter des précisions ou des idées innovantes pour une recherche efficace des moyens de financement du processus de la transition », a-t-il suggéré.

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Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

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