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Kouroussa: zoom sur le centre de santé de Sanguiana et ses nombreuses difficultés à convaincre les citoyens de venir se faire soigner

Située à quelques kilomètres de Kouroussa, Sanguiana est une sous-préfecture où la fréquentation des structures de santé reste un grand défi pour les autorités locales. Malgré un centre de santé présent dans la localité, il est encore difficile pour de nombreux citoyens de s’offrir les services des agents de santé. Car, la plupart préfèrent l’automédication que d’aller se faire soigner par des professionnels. Et, le personnel sanitaire est pratiquement sans activité, selon Dr Abdoulaye Sylla, chef dudit poste de santé.

Interrogé par notre correspondant régional basé à Kankan, le médecin a expliqué les difficultés que rencontre son service.

« Les problèmes auxquels nous sommes confrontés, c’est le problème de la vaccination. Les mamans ne parviennent pas à respecter le calendrier vaccinal. Quand on vaccine un nouveau-né pour la première fois, la maman migre vers les zones minières. Donc pour avoir la deuxième dose polio infectant c’est tout à fait un problème, idem que la CPN aussi. Il y a des femmes enceintes qui viennent à partir de sixième et septième mois de leur grossesse. Une femme qui est enceinte, dans les conditions normales, doit recevoir sa première CPN avant la sixième semaine ou un peu plus tard. Mais nous avons mis des stratégies en place, notamment des sensibilisations. Aujourd’hui, ça commence à aller. Le troisième point c’est l’accouchement. Ça, jusqu’à présent il y a des mamans qui n’arrivent pas à compléter. Elles préfèrent accoucher à domicile que de venir à l’hôpital. Et pourtant, une qui femme qui accouche à la maison est confrontée à beaucoup de problèmes. Nous sommes aussi en train de sensibiliser les mamans sur les méfaits de cette pratique », a-t-il indiqué.

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Malgré ces difficultés, le responsable de la pharmacie de Sanguiana rassure quant à la disponibilité des médicaments pouvant servir la population.

« Nous sommes ravitaillés en fonction de la consommation mensuelle, c’est-à-dire que c’est la consommation de trois mois qu’on met à la disposition de la pharmacie. Une fois au centre, on donne la part des postes de santé et le reste, ça, c’est pour le centre. Avant les trois mois, s’il y a besoin dans certains centres de santé, ils peuvent nous demander et on les ravitaille parce que nous sommes là pour eux. Nous pouvons dire Dieu merci parce que tous les comprimés nécessaires se trouvent dans notre pharmacie », dit-il.

Aujourd’hui, la seule préoccupation de l’équipe sanitaire de Sanguiana est comment mobiliser les femmes vers le poste de santé. C’est pourquoi elle souhaite l’implication de tous pour changer la donne.

 

Kankan, Pathé Sangaré pour Siaminfos.com

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