Sélectionné pour vous :  Date de publication des résultats du Baccalauréat 2023: ces précisions importantes de Ansa Diawara, porte-parole du MEPU-A

Tu£ries lors des dernières manifestations en Guinée: « Ça se passe sous silence, sans aucune compassion de la part des autorités », dénonce Kaly Diallo

La ville de Conakry a renoué ces derniers temps avec les manifestations sociales. Sur l’axe Hamdallaye-Kagbélén, des manifestations spontanées ont éclaté dans plusieurs quartiers. Plusieurs manifestants ont perdu leur vie, tués par balles lors des opérations de maintien d’ordre. Selon le bilan des organisations de la société civile, notamment le FNDC, ils sont au nombre de 4. Ce qui provoque de vives indignations chez des défenseurs des droits de l’homme. Parmi eux, le responsable du bureau Conakry du programme démocratie sans violances, baïonnette intelligente.

Interrogé ce jeudi, 07 décembre, 2023 par rapport à cette situation, Mamadou Kaly Diallo a commencé par dénoncer la banalisation de la vie humaine lors des manifestations en Guinée, notamment sur la route le Prince.

« Nous arrivons à une banalisation de la vie humaine. D’abord permettez que je condamne avec la dernière énergie l’usage des balles réelles pendant ces opérations de maintien d’ordre en violation des lois guinéennes. Mais à ce que nous constatons, notamment sur l’axe Hamdallaye-Kagbélén, la vie humaine est banalisée. Et l’un des problèmes si graves par rapport à cela, c’est que ça se passe sous silence, sans aucune compassion de la part des autorités. Ce qui est grave. Encore une fois, l’injustice par ci, doit indigner tous les hommes épris de paix, de justice et de liberté partout », a-t-il martelé.

Et pour barrer la route à ces tueries  lors des manifestations dans le pays, cet activiste des droits de l’homme demande à ce que la justice fasse son travail et que les forces de l’ordre travaillent également avec professionnalisme.

Sélectionné pour vous :  Vindicte populaire à Mamou: un présumé voleur de moto battu à mort avant dêtre brûlé par des citoyens rouges de colère

« Pour barrer la route, il faut que la justice fasse son travail, c’est important. Car, il y aura des mécontentements partout dans le monde, ça vient des aspirations profondes, c’est inhérent dans la vie. Mais, c’est aux gouvernants de savoir les gérer, les forces de l’ordre habilitées à maintenir l’ordre d’utiliser le professionnalisme dans la gestion des manifestations. Maintenant quand il y a bavures, quand il y a vandalisme, il revient à ceux qui sont censés maintenir  l’ordre d’interpeller les présumés auteurs dans les règles de l’art et les mettre à la disposition de la justice. Et s’il y a également des bavures policières, il revient à la justice d’ouvrir des enquêtes et d’aller jusqu’au bout>>, a-t-il lancé.

 

Cheick Fantamadi pour Siaminfos.com

Laisser une réponse
Share to...