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Vers l’organisation des élections par le MATD ? : « On ne croit pas à la neutralité absolue de cette administration », indique Cellou Dalein

L’idée de confier l’organisation des futures échéances électorales au ministère de l’Administration du Territoire et de Décentralisation passe mal chez de nombreux acteurs sociaux et politiques guinéens. La plupart y voient la volonté de la junte guinéenne de « manipuler » les résultats et donner le pouvoir à son « candidat » qui serait tapis dans l’ombre. Interrogé ce mercredi, 6 décembre 2023, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a rejeté en bloc cette éventualité.

Cellou Dalein Diallo, puisqu’il s’agit de lui, estime que les CENI se portent mieux ailleurs et que la Guinée devrait plutôt s’en inspirer :

« Aujourd’hui, dans toute l’Afrique, c’est les commissions électorales nationales qui organisent les élections, c’est la pratique. Aussi, dans les chartes de l’Union africaine et de la CEDEAO. On doit mettre en place les organes de gestion des élections consensuels et indépendants, la Guinée a adhéré à cela. Aujourd’hui, un pays comme le Nigeria avec 200 millions d’habitants, ils ont un organe de gestion des élections (OGE). La RDC qui est presqu’un continent, ils ont une CENI. Mais pourquoi la Guinée veut toujours être à part ? En ne se comparant pas à ces pays africains, sauf se comparer aux États-Unis, à la France. Pourquoi on est arrivés aux CENI ? C’est en raison de la crise de confiance entre le gouvernement et les acteurs politiques. On a trouvé un consensus sur la création d’un organe de gestion des élections consensuel, qui peut être technique ou semi technique ou politique », a-t-il martelé avant de poursuivre :

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« Mais le ministère de l’Administration du Territoire, ces préfets et sous préfets, et maintenant bientôt les chefs de quartiers et de districts qu’ils vont nommer, et c’est eux qui organisent les élections parce qu’on ne croit pas à la neutralité absolue de cette administration. Trouvons un consensus pour avoir une CENI, mais si le ministère de l’Administration du Territoire permet aux préfets, sous-préfets, plus les chefs de quartiers et de districts que les gouverneurs vont nommer d’organiser les élections, nous pouvons assister, nous pouvons aboutir à des résultats qui ne seront pas acceptés. C’est la source de conflits et parfois de violences. Trouvons par le dialogue, un consensus pour avoir un organe de gestion. On connaît les bonnes pratiques qui sont en vigueur partout », a-t-il laissé entendre sur les ondes de la radio Espace.

 

Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

 

 

 

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