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Affaire permis et carte grise/des chauffeurs contre l’accord : « nous sommes prêts à payer jusqu’à 500 mille gnf au maximum »

Après plusieurs mois de négociation, le syndicat des transporteurs routiers de Guinée, la faîtière patronale et le ministère des transports ont trouvé en fin de semaine un terrain d’entente portant sur des nouveaux tarifs pour les permis de conduire biométriques et les cartes grises numériques. Ainsi, un tarif unique de 1 million 070 mille francs guinéens a été retenu pour le permis avec un échelonnement pour le contrôle contre un prix qui avoisinait 2 millions.

Sur le terrain, ces nouvelles mesures sont loin de satisfaire les transporteurs. Interrogé ce lundi, 07 août 2023 à la gare routière de Bambeto, Abdourahmane Diallo, chauffeur de la ligne Conakry-Labé soutient que cette diminution est insignifiante.

« Nous félicitons le syndicat et le gouvernement, mais les tarifs qu’ils ont fixé, c’est trop beaucoup pour nous. Avant, nous on payait un permis à 50 mille francs guinéens. Jusqu’à maintenant, vous allez trouver des chauffeurs qui roulent sans permis. Ce n’est pas parce qu’on ne veut pas acheter, mais c’est parce qu’il n’y a pas de moyens. Les permis qu’ils ont dit là, nous sommes prêts à payer jusqu’à 500 mille au maximum. Là, c’est possible qu’on se débrouille pour avoir ça. Pour les cartes grises, on est pas prêts de renouveler les anciennes cartes. Celui qui vient d’acheter un nouveau véhicule, lui il peut acheter une nouvelle carte grise comme ils ont dit. Mais renouveler les anciennes cartes grises qu’on a là, on est pas prêts parce que nous on a pas vu quelqu’un qui a renouvelé son extrait de naissance. Ils ont beaucoup diminué mais nous voulons un peu plus, parce qu’entre 50 mille qu’on payait et 1 million et quelques, il y a assez de différence », a-t-il laissé entendre.

Abondant dans le même sens, Siddy Mohamed Kanté, un autre chauffeur dit n’est pas contre les réformes engagées mais soutient que le tarif de plus d’un million ne les arrange pas.

« Nous ne sommes pas contre cet accord, mais les moyens que nous nous possédons actuellement ne nous permettent pas. Nous, nous voulons toujours que le gouvernement ait pitié de leurs populations, surtout les travailleurs du transport afin que ça soit diminué encore. Nous, nous voulons que les permis soient au maximum 500 mille francs guinéens. Si ça ne peut pas être au-dessous de 500 mille, que ça ne soit pas au-delà de 500 mille francs guinéens. Vous voyez actuellement, même ceux qui font les taxis villes ne peuvent pas rouler actuellement à plus forte raison ceux de l’inter urbain. L’inter urbain actuellement tu ne peux que faire un voyage dans le mois, pendant que tu as une famille, tu as des enfants, nous venons vers l’ouverture des écoles, il n’y a pas d’engouement dans le transport actuellement. Ils n’ont qu’à revoir encore à la baisse. Nous ne sommes pas contre le développement du pays ni de payer les taxes, mais actuellement on n’a pas les moyens de faire ce sur quoi ils sont convenus », a-t-il déclaré.

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Du côté du syndicat des transporteurs, l’on se félicite de l’accord trouvé. Elhadj Mamadou Yaya Baldé, secrétaire général adjoint de la Fédération syndicale professionnelle nationale de transport et mécanique générale invite les transporteurs à leur tour à se procurer du nouveau permis de conduire biométrique.

« Un permis de conduire, c’est un diplôme. Tout conducteur doit se rassurer de son diplôme comme tout fonctionnaire se rassure de son diplôme. Quand ton diplôme est valable, même en cherchant d’un emploi, tu n’attends pas que tu sois disqualifié. Mais lorsque ton permis n’est pas en qualité, tu ne peux même pas chercher d’emploi. Donc, il faut que tout le monde prenne ses dispositions, surtout que c’est échelonné », a lancé le Secrétaire général de la section syndicale communale de transport de Ratoma.

A noter que selon cet accord trouvé entre le syndicat des transporteurs routiers de Guinée et le gouvernement, le contrôle et la perforation des permis de conduire roses se dérouleront du 16 août au 31 octobre. A compter du 1er novembre 2023, la verbalisation sera entamée. Quant aux anciennes cartes grises, le contrôle et la perforation se dérouleront du 16 août au 31 décembre 2023. A compter du 1er janvier 2024, c’est la verbalisation.

 

Abdourahmane Pilimini Diallo pour siaminfos.com

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