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N’zérékoré : Timide mouvement pour l’immatriculation biométrique des engins roulants

Bientôt la date butoir du processus d’immatriculation et réimmatriculation des engins roulants en République de Guinée. Initialement prévu pour la fin du mois de juin dernier, ce processus a été reporté au 31 juillet prochain. Avec un bureau régional installé à cet effet dans la ville de N’zérékoré, quel engouement à quelques 72 heures de la fin du processus en Guinée forestière ?

Malgré la date butoir de l’immatriculation et de la réimmatriculation des engins roulants fixée au 31 juillet prochain, l’engouement n’est pas pour autant comme nous explique Victoire Haba, inspectrice régionale des transports terrestres de N’zérékoré.

« Actuellement, les gens viennent petit-à-petit. Comme la date butoir se rapproche, hier et aujourd’hui, les gens commencent à venir, nous avons beaucoup d’engins roulants à immatriculer. L’appel que j’ai à l’endroit des détenteurs d’engins, c’est de venir se faire immatriculer. Parce qu’après la date butoir, les services de sécurité à savoir la police routière et la gendarmerie routière vont effectivement faire le contrôle systématique. Tous ceux qui ont des engins roulants non immatriculés ou non réimmatriculés seront obligés de payer des quotas au niveau de la gendarmerie routière ou de la police routière. »

Pour l’efficacité et la sécurité des documents délivrés, plusieurs partenaires sont associés à ce processus. Mory Kaba, le Coordinateur régional du DSD à N’zérékoré.

« Quand vous venez chez nous, le même jour vous avez votre document. Dès que vous engagez le processus, le même jour vous avez la carte grise, la plaque. Si c’est pour le transport, vous avez aussi l’autorisation de transport le même jour. Mais s’il y a de l’engouement, le client ne peut pas avoir ces documents le même jour. Il faut 72 heures. »

Au bureau régional du DSD, Ibrahima Fofana est le chargé des bordereaux. Il donne des précisions sur les types d’engins et les différents prix des documents pour chaque catégorie.

« Les prix évoluent en fonction des engins. Quand nous prenons les motos de 100 à 125, la carte grise est à 500 000 francs guinéens. La vignette, c’est 75 000. La commission banque pour les motos, c’est 10 000. Maintenant la plaque est à 120 000. Ce sont des motos personnelles en immatriculation. Il y a aussi des motos de 100 à 125 en transport. Une moto ne doit pas faire le transport sans l’autorisation de transport. Celles-ci seront obligées de payer l’autorisation de transport à 120 000. Les dossiers en réimmatriculation avec les motos de 100 à 125, là la carte grise au lieu de 500 000, c’est 400 000. Le prix de la vignette ne change pas, que ça soit en immatriculation ou en réimmatriculation, la commission banque ne change pas, le prix de la plaque ne change pas. En ce qui concerne les motos de 150 à 200, la carte grise au lieu de 500 000, c’est 600 000. Vous voyez? Il y a 100 000 différences. Ça c’est en immatriculation. La vignette reste intacte, ça ne change pas, la plaque ne change pas, la commission ne change pas. Toujours avec les motos de 150 à 200, la carte grise, au lieu de 600.000 c’est 440 000 en réimmatriculation. La vignette ne change pas, la plaque ne change pas, la commission banque ne change pas. »

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Pour les véhicules, les prix varient selon la puissance du moteur et en fonction du poids pour les gros- porteurs, précise Ibrahima Fofana.

« Si un client vient avec son engin, on a des agents d’expertise qui vont faire l’expertise de l’engin et l’envoyer au contrôle. Par exemple, un engin qui a la puissance de sept chevaux, la carte grise c’est 800 000, la vignette c’est 200 000, la plaque pour les véhicules c’est 200 000, la commission banque c’est 20.000. Ce prix est valable pour tous les véhicules de un à sept chevaux. Au-delà de sept chevaux, le prix de la carte grise varie.

Pour les camions, c’est le tonnage. Tu ne peux pas fixer un prix au client sans connaître le poids de son engin. C’est quand on a la pétanque qu’on peut déterminer le prix de l’immatriculation et de la réimmatriculation. Avec les mini-bus, c’est le nombre de places, » a-t-il conclu.

Dans la cour de la direction régionale du transport terrestre, nous rencontrons Bangaly Kanté, venu se procurer de ces documents avant la date butoir.

« Ça se passe très bien. Je n’ai pas eu de problème. Quand je suis venu, j’ai engagé et j’ai eu rapidement la plaque. C’est un devoir pour nous de contribuer au développement de notre pays. J’invite les autres à venir prendre les plaques. C’est ce qui va permettre à notre pays de se développer. »

Dans la circulation à N’zérékoré, ils sont encore nombreux ces propriétaires d’engins roulants qui ne sont pas immatriculés ou immatriculés. Si certains se plaignent du prix élevé de l’obtention du document, Moriba, lui, trouve que c’est normal. Il exhorte tout de même les agents routiers à ne pas emmerder ceux-là qui seront munis de ces papiers.

« Le lundi, je vais payer pour moi parce que j’apprécie l’affaire de plaque. Mais quand on prend les plaques, la brigade mobile n’a qu’à nous laisser en paix, » lancé ce conducteur de taxi-moto de N’zérékoré.

Initialement prévue pour le 30 juin dernier, la date butoir du processus d’immatriculation et réimmatriculation des engins est désormais à ce 31 juillet.

 

N’zérékoré, Lanceï Naboun, pour Siaminfos.com

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