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Cas des Guinéens rapatriés de la Tunisie sans accompagnement: « On a tout essayé mais rien n’a été fait»

Les Guinéens rapatriés de la Tunisie après avoir été victimes de la xénophobie au mois de février semblent au bout de souffle. Cinq (5) mois après leur retour au pays, aucun accompagnement, disent-ils, ne leur a été donné comme l’avaient promis les autorités de Conakry.

Le 07 juin dernier, ces jeunes réunis au sein d’une association dénommée « Association des Guinéens victimes de la xénophobie en Tunisie » ont organisé un sit-in devant le ministère des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger pour rappeler à l’État ses promesses non tenues et exiger leur intégration socioprofessionnelle.

Depuis lors, aucune ligne n’a bougé du côté du pouvoir de Conakry pour accompagner ces jeunes, certains des migrants qui ont choisi librement de rentrer au pays après une sollicitation de l’État guinéen. C’est en tout cas ce qui ressort d’un entretien qu’un d’entre eux nous a accordé ce lundi, 21 août 2023.

« Jusqu’à présent on n’a pas eu gain de cause. On a tout fait. Lors de notre mobilisation il y a un mois et quelques au niveau du Palais, le lendemain on a été rencontré par FONIJ, on a rendu la liste, mais jusqu’à présent rien n’a été fait. Depuis qu’on est là ça fait maintenant quatre mois. Même l’OIM, puisqu’on a été enregistré, à chaque fois qu’on part là-bas eux aussi ils disent qu’ils n’ont rien à faire avec nous. Que ce qu’ils devraient nous donner, ils ont donné ça à l’État, donc nous sommes au compte de l’État. Depuis qu’on est là, rien du tout, on n’a pas eu gain de cause », a confié Alhassane Touré.

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Lors de leur rencontre avec le ministre des affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, notre interlocuteur souligne qu’ils avaient été très déçus des réponses obtenues de la part du Chef de la diplomatie guinéenne.

« Il nous a dit que si on vous donne de l’argent, les autres jeunes du quartier vont venir dire eux aussi on a qu’à les donner de l’argent. Pourtant ce n’est pas la même chose, c’est extrêmement opposé, on n’a pas les mêmes problèmes. Nous, c’est eux qui nous ont fait venir. Bien-sûr ce sont des retours volontaires, mais il y avait des promesses qui ont été tenues. Ils nous ont dit le gouvernement est là pour vous, on va vous accompagner mais depuis que nous sommes là on n’a pas vu de l’accompagnement. On a tout essayé mais rien n’a été fait », a déploré Alhassane Touré.

Ces jeunes invitent les autorités guinéennes à faire face à leur situation afin de leur permettre d’intégrer des activités socioprofessionnelles pour subvenir à leurs besoins.

 

Abdourahmane Pilimini Diallo pour siaminfos.com

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