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« Cette fois-ci, ce serait une dernière année pour nous d’être appelés enseignants contractuels » (Alseny Mabinty Camara )

Après 5 bonnes années de travail, de combat et de pression sur l’État guinéen par rapport à leur intégration à la fonction publique, les enseignants contractuels de Guinée tirent toujours le diable par la queue. Aucune issue favorable à leur situation, à part disent-ils, quelques promesses non-tenues par le gouvernement. Ce qui amène le coordinateur général de la coordination nationale des enseignants contractuels de Guinée à déclarer que si rien n’est fait par les autorités pour régler leur situation, qu’aucun enseignant contractuel ne sera dans les salles de classe l’année prochaine.

Depuis 2018, la situation relative à l’intégration des enseignants contractuels à la fonction publique est sur table, mais jusqu’ici aucun résultat escompté. Face à cette situation, Alseny Mabinty Camara que nous avons interrogé ce mardi, 20 juin 2023, doute de la sincérité et de la bonne volonté des autorités en charge de leur situation. C’est pour cette raison qu’il menace de ne plus servir cette cause dorénavant, si rien n’est fait.

<< J’ai déjà commencé à lancer un appel solennel à tous les enseignants contractuels de Guinée de rester unis, solidaires et indivisibles vis-à-vis de ces autorités qui refusent de comprendre la peine des enseignants contractuels. Cette fois-ci certainement, ça serait une dernière année pour nous d’être appelés enseignants contractuels. L’année prochaine, si rien n’est par rapport à la régularisation de la situation des enseignants contractuels, nous allons accepter tous de quitter les salles de classe et demander à l’Etat de nous recruter définitivement à la fonction publique pour quitter le statut d’enseignants contractuels>>, a menacé le coordinateur de la CNEG qui reste convaincu qu’ils ont déjà accompli leur part de contrat avec le gouvernement guinéen qui refuse selon ses mots de faire face à leur situation.

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<<Si on avait pas satisfait le besoin des gouvernants, on ne serait pas là aujourd’hui. Mais s’ils ont accepté qu’on travaille pendant plusieurs années en situation de classe sans être remerciés, c’est parce que le travail effectué est satisfaisant. En aucun cas ils peuvent nous dire, qu’on est pas à la hauteur de leurs attentes. Aujourd’hui nous avons prouvé ce que nous savons faire avec exemplarité. Je pense bien que l’année à venir, il faudrait que les enseignants contractuels se valorisent. Nous avons accepté toutes les fausses promesses qu’ils ont tenues et aucune de ces fausses promesses n’a été respectée. Il est temps maintenant de prendre des dispositions très conséquentes face à notre carrière. Donc l’année prochaine, aucun enseignant contractuel ne fera son retour dans une salle de classe si sa situation n’est pas réglée>>, a-t-il renchéri au micro de siaminfos.com

 

 

Cheick Fantamadi pour siaminfos.com

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