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Cherté de la vie, manque d’électricité, brouillage des médias, tueries : L’UFDG tire à boulet rouge sur la gouvernance CNRD

Comme à l’accoutumée, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu son assemblée générale hebdomadaire ce samedi, 24 février 2024. Au menu des débats, la cherté de la vie, le brouillage des médias, le manque d’électricité, les tueries de manifestants, entre autres.

A l’entame, Kalemodou Yansané, vice-président chargé des affaires économiques a tenu à dénoncer vigoureusement le non-respect des engagements pris au départ par le président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya.

« Lorsque le Colonel Mamadi Doumbouya, un matin du 05 septembre, est venu brutalement déloger le président Alpha Condé, le Colonel Mamadi a tenu un discours qui a embarqué tous les guinéens. On a cru à son discours. Mais malheureusement, nous sommes très vite désenchantés. La première de choses, la Charte que lui-même a établie et signé, on a commencé à la violer, on a interdit les manifestations. On a connu des assassinats sans aucune poursuite jusqu’aujourd’hui. On a connu des violations systématiques de cette Charte. Nous avons constaté un frein sur le déroulement normal de la transition. Les meilleures transitions, c’est 6 mois à un an. Nous sommes à deux ans. Les activités principales de la transition ne sont pas encore exécutées », a-t-il déploré.

Plus loin, ce proche collaborateur de Cellou Dalein Diallo fait état de tout un chapelet de problèmes qu’il impute à la responsabilité du CNRD à sa tête le Général Mamadi Doumbouya.

« D’abord, l’incendie du dépôt principal d’hydrocarbures de Conakry. Des témoignages que nous avons suivis à la presse disaient qu’il y a quelque chose qui est venu comme un avion qui a bombardé les cuves. Jusqu’aujourd’hui, le gouvernement est incapable, le procureur est incapable de nous dire qu’est-ce qui s’est réellement passé ? Qui est à l’origine de cet incendie ? Aussi, nous avons constaté un beau matin que l’internet est coupé. Jusqu’aujourd’hui, s’il est rétabli, c’est l’internet Caméléon. Vous voulez télécharger un fichier, vous pouvez attendre 30 minutes. Donc, c’est l’internet Caméléon qui a été rétabli. Et après, on a brouillé les radios. Quand le journaliste parle, vous écoutez de la musique militaire et on nous dit que la Guinée est un paradis. Au paradis, il n’y a pas de manque de denrées alimentaires. Au paradis, il n’y a pas de crimes. Au paradis, on respecte la règle. Au paradis, il y a l’eau, il y a l’électricité, y a le téléphone, y a l’internet. Est-ce que la Guinée est un paradis ? Sûrement non, la Guinée n’est pas un paradis », a dit le politique.

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Dans sa communication, la cherté de la vie due à l’augmentation des prix des denrées de première nécessité et le manque de courant électrique n’ont pas été occultés par le vice-président de l’UFDG.

« C’est la première fois que je vois les dirigeants d’un pays s’asseoir avec les opérateurs économiques pour décider l’augmentation des prix des denrées essentielles. J’ai toujours entendu le gouvernement qui vient pour essayer de trouver des solutions pour qu’on baisse les prix. Mais que le gouvernement décrète le prix à la hausse, c’est la première fois que je constate ça », a martelé Kalemodou Yansané, avant d’enfoncer le clou :

« Quoi qu’on dise d’Alpha Condé, il a quand même donné de l’électricité à la Guinée. C’était cher, ce n’était pas cher, mais quand même nous avons connu, à un moment donné pendant le régime du président Alpha Condé, le courant 24 heures sur 24. Si vous ne pouvez pas continuer la desserte, augmenter la production, maintenez le minimum ce que vous avez trouvé sur place. Non seulement vous n’avez pas maintenu ce minimum, mais vous avez aggravé le problème », a indiqué le politique.

 

Abdourahmane Pilimini Diallo pour siaminfos.com

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